ETABLISSEMENTS
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Si l’ouvrier quitte la fabrique, le montant de son livret
lui est payé, de même que sur sa demande, en cas d’ac
cident. En cas de décès, le montant est payé à ses héri
tiers. Mais tant qu’il travaille à la fabrique, il ne peut
disposer de la somme inscrite à son livret d’épargne, qu’a
vec l’assentiment de l’administration de la fabrique.
Lorsqu’une ouvrière se marie, la somme lui est remise
si elle le désire.
Tant qu’un ouvrier peut venir au travail et quelque
soit son âge, il reçoit le salaire maximum acquis. Lors
qu’il cesse de pouvoir travailler, il reçoit une pension au
moins égale à celle que lui sert l’assurance gouverne
mentale, et notablement plus élevée s'il a travaillé long
temps à l’établissement. Par exemple, un ouvrier inca
pable de travail, après 25 ans de présence, recevait du
gouvernement 108 marks (135 fr.) ; la fabrique lui
allouait une pension de 116 marks (145 fr.). Un autre
avait travaillé 55 ans ; le gouvernement lui faisait une
pension de 164 marks (205 fr.), la fabrique y ajoutait la
somme notable de 684 marks (855 fr.), par an.
Un fonds dénommé : « Fonds en faveur des ouvriers »
d origine assez ancienne déjà, constitué par des dons
successifs des propriétaires de la fabrique, puis des ac
tionnaires, alimente, au moyen des intérêts qu’il pro
duit, une grande partie des diverses œuvres de bienfai
sance existant à l’établissement ; la caisse de la fabrique
complète, le cas échéant. Ce fonds en faveur des ouvriers
atteignait 538.200 marks (671.000 fr.) à fin 1904.
L’alcoolisme est parfaitement inconnu parmi la popu
lation ouvrière ; on boit du cidre, de la bière, un peu de
v m, mais pas d’alcool.