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L’INDUSTRIE COTONNIÈRE EN ALLEMAGNE
siler les écoles techniques de l’Allemagne, l’autorisation
de se présenter aussi dans 2écoles textiles spéciales, le mi
nistre, allemand prit l’avis des Chambres de commerce
avoisinant ces2 écoles. Leur avis fut nettement contraire
et motivé par la concurrence ellective faite par ce pays, en
Orient notamment, aux articles indigènes, concurrence
qui ne serait certainement pas diminuée par le fait de
risquer de dévoiler au visiteur en question, certains
procédés en usage dans les fabriques allemandes et en
seignés dans ces écoles.
Il y a quelque temps, le Conseil municipal de la ville de
Chemnitz votait la somme de 230.000 marks (287.500 fr.)
pour aider à la construction d’une nouvelle école supé
rieure de lissage dans cette ville et destinée à remplacer
l’ancienne école qui fonctionne depuis près de 50 ans.
Un article paru il y a quelque temps dans un journal
allemand textile très répandu, disait : « Bien que l’indus-
« trie textile française soit développée à un haut degré,
« et que la France soit précisément le pays qui fonda
« les premières écoles techniques pour l’industrie textile,
« il est certain que ses écoles supérieures textiles sont
« actuellement restées en arrière sur celles d’autres pays,
(( tels que l’Allemagne, l’Angleterre, la Belgique et l’An-
« triche. Jusqu’ici, la France ne possède pas, à notre
« connaissance, d’Ecoles aussi largement installées, ni
« aussi complètes que celles des Etats en question ;
« dans nos visites dans les écoles textiles françaises,
« nous n’avions jamais rencontré la pratique de la fil a '
« ture et des apprêts. On vient d’ouvrir à Epi nal, non
« loin de la frontière alsacienne, une école de tissage
« avec école de filature projetée depuis 1871. »
Voilà comment on écrit l’histoire.