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L’INDUSTRIE COTONNIÈRE EN ALLEMAGNE
qu’en principe, le système était bon, et qu’il suffirait de
s’occuper d’eux en dehors des heures de travail pour
que tout le monde soit satisfait.
La fabrique risqua la chose; elle construisit un bâtiment
pouvant loger confortablement cent jeunes gens.
L’essai réussit. Ceux qui n’étaient pas logés ainsi,
voyant que leurs camarades se portaient bien, économisaient,
étaient bien nourris, bien logés et bien traités,
demandèrent à être traités de même
L’installation fut agrandie, et aujourd’hui, elle loge
quatre cents pensionnaires, en majeure partie provenant
des pays polonais, c’est-à-dire d’une distance
moyenne de 650 kilomètres.
Ils gagnent 2 marks 50(3 fr. 12) par jour, ou plutôt par
nuit.
On leur fait signer un contrat de une année, renouvelable.
A leur arrivée, ils sont très habituellement dans
l’état de propreté peu avancé qui caractérise les populations
des pays dont ils proviennent. Aussi, avant toute
chose, on les baigne et les nettoie consciencieusement, et
on les équipe gratuitement d’effets nouveaux. Les habits
apportés sont désinfectés, lavés, si c’est possible; sinon,
on les met au feu.
On les loge par quatre dans des chambres ayant environ
5 mètres de long, 4 mètres de large et 3 mètres 50 de
haut, soit environ 17 mètres cubes par habitant. Les
fenêtres sont organisées pour une ventilation permanente.
Les lits en fer de construction simple, pratique et
solide, sont à un étage. Chaque occupant a son armoire,
tenue propre et en ordre ; chaque chambre a un lavabo
avec deux cuvettes en métal émaillé, avec robinet d’eau
sur chaque cuvette.
Une grande chapelle occupe le centre du bâtiment et
on y accède par le premier étage ; elle est très fréquentée