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L’INDUSTRIE COTONNIÈRE EN ALLEMAGNE
que d’ouvriers et autant de cuvettes avec chacune un
robinet d’eau fraîche. Contre la paroi du fond, six a
huit cabines pour douches et deux ou trois cabines de
bain avec baignoires en fonte émaillée. Il est défendu
aux ouvriers de manger sans s’être lavé les mains et la
figure et avoir changé d’habits, un certain nombre de
produits fabriqués étant vénéneux. Ils se baignent ou
prennent des douches à volonté après le travail ; pen
dant le travail, les vestiaires sont fermés ; on les ouvre
5 minutes avant l’arrêt. A midi, la pause est de 1 heure 1/2
pour le dîner.
Un restaurant existe pour les ouvriers célibataires ou
les gens mariés qui ne peuvent rentrer chez eux pour le
dîner. Ils prennent des abonnements pour une semaine
entière, au prix de 2 fr. 50 pour les 6 jours; exception
nellement, les cartes délivrées pour une seule journée
coûtent 50 centimes.
Pour celte somme, l’ouvrier a droit chaque jour : à un
demi-litre de café pour son déjeuner ; à un dîner se com
posant de soupe, légumes et viande, et un demi-litre de
café à 4 heures. Mais il n’est pas délivré de pain, l’ou
vrier doit l’apporter avec lui. Il doit apporter aussi son
couvert, assiette, pot pour la soupe et bidon pour le café.
Le service est ainsi considérablement simplifié et rendu
plus économique.
Une pension pour jeunes gens célibataires peut rece
voir 124 personnes. (Il est question ici de celle de l'usine
de Leverkusen seulement, car il y en a d’autres.)
Lile se compose d’un bâtiment central à un étage
dans lequel est installé le restaurant; les deux ailes sont
divisées en dortoirs comprenant chacun 6 lits, chaque
aile possédant une salle commune pour la toilette avec
robinet d’eau sur chaque cuvette; chaque pensionnaire
dispose d’un bon lit, d’une armoire disposée en coin-