~¡± L'INDUSTRIE COTONNIÈRE EN ALLEMAGNE
fabriques ont généralement le droit d’avoir un ou plusieurs
pensionnaires; mais seulement et pour chaque
cas particulier avec l’assentiment de la direction. Le
prix de pension est souvent de 1 mark par jour, soit
1 fr. 24. Pour ce prix, et outre le logement, ce pensionnaire
recevra, comme déjeuner 3/4 litre de café avec
pain (25 centimes); à midi, soupe, viande, légumes
(50 centimes) ; pour quatre heures, du pain (4 centimes) ,
le soir, 1/2 litre de bière et du saucisson (25 centimes) ;
total : 1 ir. 04; il reste 20 centimes pour le logement et
l’entretien du linge et son blanchissage. Voyons le budget
de trois familles d’ouvriers cotonniers, en Souabe, a la
campagne.
Famille A. Le père lileur, 41 ans, la mère, 40 ans,
deux enfants, un fils 12 ans, une fille de 16 ans qui lilivable
au bobinage et verse son salaire; le logement si
compose de trois chambres, cuisine, cave et hangar.
Famille B. Le père, repasseur de pièces (vérificateur)
dans un tissage, 43 ans ; sa lemme, même âge ; neuf enfants,
dont cinq fils et quatre filles, de 4, 6, 8, 9, 10, 12,
13,15 et 17 ans ; l’un des fils est tisseur, 1 une des lilies
est rentreuse ; les deux contribuent au ménage par leui
salaire. Le logement se compose de trois chambres, avec
cuisine et hangar servant de bûcher.
Famille C. Le père,40 ans, graisseur de transmissions;
lanière, 38 ans, incapable de travail, par suite d’accident,
reçoit une pension ; six enfants, dont trois fils et
trois filles, de 1, 5,7,9, 11 et 16 ans. Un fils bàcleur,
remet son salaire aux parents ; le logement se compose
de trois chambres, avec cuisine, cave et bûcher. Le père
a été malade un mois.
La période considérée embrasse dix mois.