Object: Oeuvres complètes

074 OKUVUES DIVERSES. 
Lo droit que j’ai proposé n’est, à vrai dire, qu’un droit d’équilibre* 
et de compensation ; il n’aura jamais pour eñ'et d’éloigner les capitaux 
d’uue industrie féconde, utile pour tous, ni deles attirer, par séduc 
tion, dans un commerce auquel ils n’eussent pas été consacrés dans de 
si larges proportions. Le mouvement général de nos aflaires ])ren' 
(Irait les allures d’un pays sans impôts, où tout citoyen aurait le 
droit de diriger sa richesse et son labeur dans la voie (jui lui parait 
le plus avantageuse. Nous vivons sous un régime de contributions 
écrasantes, et c’est là un malheur qu’il nous faut supporter. l\1ais 
pour donner à notre travail toute sa puissance, nous devons abolir ets 
tentations qui entraînent les capitaux et les talents de nos produc 
teurs dans une autre voie que celle où ils les eussent dirigés si nous 
avions la félicité de vivre sans taxes, et de pouvoir donner à nos 
efforts, à notre activité, leur plein développement. 
Le rapport du comité d’agriculture, formé en 1821, contient a 
sujet des faits et des arguments remarquables. 
Je me reporte avec confiance à ce document pour appuyer les prb) 
cipes au moyen desquels j’ai essayé d’ébranler le système de nos droits 
protecteurs. Les arguments qu’il contient, relativement a la libel le 
commerciale, me paraissent irréfutables ; mais il faut avouer que le» 
conclusions y sont quelquefois entièremeut opposées aux principes* 
Après avoir condamné hautement les entraves commerciales, * 
recommande des mesures constamment prohibitives; après a\uir 
démontré le danger de solliciter trop tôt les terrains inférieurs, » 
demande qu’à tout prix on les mette en culture. Ainsi, en théorie, ' 
n’y aurait rien d’aussi odieux que le monopole et les prohibitions, 
et rien d’aussi salutaire, d’aussi désirable dans la pratique. 
Le comité d’agriculture, de cette année, a abjuré les doctrines < ) 
son prédécesseur et a ressuscité, dans son rajiport, tous les mcu> 
principes. Il termine en ces termes ses recommandations à la Cham 
bre : « Si les lois de notre pays ouvraient constamment tous nos por ^ 
au monde entier pour le commerce du blé ; si ces lois imposaient 
l’importation un droit fixe et uniforme, destiné à compenser, av^ 
les profits du capital, la différence qui peut exister entre les fi 
supportés par le cultivateur national pour produire le blé et 1 aP 
porter au marché, et ceux qui pèsent sur la production et 1 impoib*^^ 
tion des blés étrangers ; si, disons nous, un tel système était niis 
vigueur, il serait mille fois préférable à toutes les combinaisons d 
échelle de droits asccndanls et rétrogrades. I:n effet, il coiqierait cou»^ 
à ces accaparements, à ces spéculations avides , qui ont pour "
	        
Waiting...

Note to user

Dear user,

In response to current developments in the web technology used by the Goobi viewer, the software no longer supports your browser.

Please use one of the following browsers to display this page correctly.

Thank you.