APPENDICE Ï
et 1925, mais il semble se changer en déficit pour 1926, ce qui serait
particulièrement fàcheux à cette heure où la France va avoir à rem-
bourser des emprunts faits en Amérique et en Angleterre.
Page 390. — En 1926 le chiffre moyen des compensations au Clearing
House est de 800 millions de livres (20 milliards de francs or) par
semaine, donc 1000 milliards (1 trillion) francs or par an.
Les compensations se font aussi en dehors des banques, dañs les
bureaux de postes, par la voie des chèques postaux. En 1925 le montant
de ces opérations s'est élevé à 122 milliards francs (papiers), dont plus
de 100 milliards sans emploi de monnaie.
Page 400. — La baisse du change, au-delà d’un certain degré, s’in-
tensifie d'elle même, par la raison que les possesseurs des valeurs
françaises, voyant leur fortune se volatiliser et craignant de tout
perdre, paient n'importe quel prix pour se procurer des valeurs étran-
ères — et ce nonobstant les vaines mesures édictées contre l'exportation
des valeurs.
Page 422 — En fait, la Banque de France perd de plus en plus son
caractère de banque privée par suite du contrôle exercé par le gouver-
nement en lui imposant des conventions et récemment encore en révo-
quant et remplacant les directeurs.
Page 423. — Le maximum légal a été relevé à 58 milliards francs.
Mais en outre la Banque a recu la faculté d'émettre des billets en
échange d’or ou de devises et ces billets surnuméraires ne laissent pas
que de peser aussi sur les prix.
Page 426. — La Banque d'Angleterre a le droit de ne rembourser
qu'en lingots ou devises sur l'étranger, ce qui veut dire que le rem-
boursement n’est admis que pour l'exportation. Il est à croire que l'or
est destiné à devenir une monnaie servant uniquement aux règlements
internationaux, la monnaie de papier suffisant aux échanges intérieurs.
Page 434. -- C’est une question que de savoir à quel chiffre il faudrait
évaluer actuellement la richesse de la France ?
Evaluée en francs d'avant la guerre, elle aurait certainement
diminué (même en tenant compte de l'annexion de l’Alsace-Lorraine):
il suffit de penser aux régions dévastées, aux épargnes englouties, à
nos créances sur l’étranger quasi perdues et remplacées par une
énorme dette de plus de 30 milliards francs or!
Evaluée en francs actuels, en francs-papier, elle aurait évidemment
beaucoup augmenté. Certaines évaluations, se basant sur le fait que les
prix ont plus que quintuplé, la portent à 1.500 milliards. Mais nous
croyons qu'il y a beaucoup à rabattre de ce chiffre. En effet quant aux
valeurs mobilières, bon nombre sont à un cours inférieur à celui
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