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LE PROllLÈME DE LA MARINE MARCHANDE.
(1) Revue marilime, novembre 1899.
IV. La navigation à vapeur.
Il ii’eiitre pas dans le cadre de cette étude d’esquisser,
môme à qraiids traits, les proqrès accomplis par la navigation
à vapeur. Ars inueniendi ciim inventis adolescit. Chaque
jour, chaque inventeur, apportent une amélioration dans les
découvertes réalisées par ces hommes de génie dont l’hisloire
reconnaissante a conservé les noms : Denis Papin, Jonalhan
Hulls, James Watt, le marquis de JoulTroy, Patrick
Miller, lord Stanhope, Paldwin, John Fitch, James Rumsay,
Robert Fulton, et les créateurs de l’hélice : le fermier William
Pettis Smith et le mécanicien Ericson.
Il est cependant difficile de bien examiner sous ses aspects
si divers le délicat problème de la marine marchande, si
l’on ne saisit pas, au moins dans son ensemble, l’évolution
caractéristique du navire à vapeur. Non seulement l’hélice
s’est substituée aux aubes, les machines se sont perfectionnées
par l’emploi des chaudières à haute pression et des cylindres
à double, triple et quadruple expansion, de telle sorte
que la consommation du charbon, qui était autrefois de 3 kilogrammes
par cheval-vapeur et par heure est tombée à 700
et même G5o grammes, mais encore des modifications profondes
se sont introduites dans la construction, la capacité,
la vitesse de cet instrument de transport.
Un savant, qui fait autorité en cette matière, non seulement
en Angleterre, mais dans le monde entier, sir William
White, président de la section des sciences mécaniques de
la British Association, a caractérisé, dans une conférence
traduite par M. Bregmann (*), les perfectionnements de la
navigation à vapeur. C’est ce guide sûr, dont l’autorité ne