LES CHANTIERS FRANÇAIS.
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1,227,000 fr.
A déduire, prime à la construction :
3,000 tonneaux à G2 fr. 4o c
200 tonneaux de machinerie à i5o fr. . .
Prix de revient du cargo à l’armateur .
187,000 fr. I
30,000 1
1,010,000 fr.
Cette conviction de pouvoir livrer à rarmaleiir, par le
seul jeu de la prime de construction, des cargos de moyen
tonnage presque au prix anglais — pour de grandes séries
tout au moins — détermine M. de la Brosse à se déclarer
l’adversaire de la compensation d’armement et à voir dans
le relèvement de la prime de la navigation à vapeur le véri
table remède à la crise dont souffre notre marine marchande.
M. de la Brosse et son associé espèrent beaucoup de la fu
ture loi. Je dois dire que leur chantier et leurs ateliers m’ont
paru très économiquement dirigés et que les frais généraux
semblent y avoir été réduits au minimum.
V. Les chantiers de la Loire,
Bien différente est la première impression produite par
les chantiers de la Loire. J’avais trouvé M. de la Brosse dans
un bureau très modeste. Ici, je me sens en présence d’une
administration confortable, aimant ses aises, et les prenant,
dût-il en coûter un peu plus cher au client, sur qui retom
bent, en définitive, les frais généraux. Le personnel des
employés est nombreux et bien installé dans de grandes
pièces claires, ornées de meubles en pitchpin.
Le sous-directeur de cet établissement, M. Painvin, me
reçoit avec beaucoup d’obligeance et me fait visiter les chan
tiers, qui occupent environ 1,100 ouvriers. Ce sont les plus
importants du groupe nantais.
Ils disposent de quatre cales de 120 mètres de longueur
et de ipiatre de 80 mètres.