LE PROBLÈME DE LA MARINE MARCHANDE.
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IX. Les chantiers de Normandie.
En attendant que Paris devienne port de mer, Rouen lui
sert d’avant-port. La navigation maritime de la grande cité
normande prospère lentement, mais sûrement. En 1870, la
jauge légale des navires qui pénétraient dans son port était
de 724,435 tonneaux; en i8go, elle montait à 2,oi6,53i
tonneaux, pour atteindre en 1899 le cliiflre de 2,243,483
tonneaux.
Le tonnage des navires a suivi la même progression que
le mouvement de la navigation. Le tableau de 1899 comparé
à celui de 1896 établit que la proportion des navires de
tirant d’eau supérieur à cinq mètres a été de 4i»8o p. 100,
alors qu’il n’était que de 30.70 p. 100 en 1896.
Le navire du plus fort tirant d’eau monté en 1899 fut le
vapeur anglais Oilfields qui calait 7™, 17 et apportait 5,3oo
tonnes de pétrole.
Le port de Rouen a été considérablement amélioré par une
série de travaux récents : construction d’un quai de maçon
nerie en remplacement des appontements dits des Curan-
dicrs ; approfondissement et construction d’un barrage
isolateur à l’entrée nouvelle du bassin aux pétroles; aména
gement du bassin aux bois. D’autres travaux vont suivre,
dont la dépense est évaluée à 11,000,000 fr. Ils compren
dront :
1° La construction de nouveaux quais sur les deux rives
du bassin maritime du port et l’exécution de dragages ;
2° L’établissement d’une cale de radoub ;
3° La construction de quais sur la rive sud du bassin aux
bois.
Par délibération du 12 janvier 1901, la Chambre de coin-