200 LE PROBLÈME DE LA MARINE MARCHANDE.
de Pointliousc, Partick, Wliiteiiicli, Govaii, sont de ce
nombre.
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Les chantiers de PoiritJioiise appartiennent, depuis trois
(jénéralions, à la môme famille. M. Antony liiglis qui les créa
était, vers i84o, un simple forqeron, travaillant à la journée.
I labile à fabriquer certaines pièces de machines marines, il
put, le temps aidant, embaucher quelques ouvriers, et fon
der, avec rassociation de son frère Jean, la maison actuelle.
En iSho, ils obtenaient leur première commande impor
tante, celle du remorqueur la Clyde. Ce bateau marche
encore aujourd’hui, bien qu’il soit cinquantenaire — et les
petits-fils d’Antony Inqlis peuvent apercevoir chaque jour en
circulant sur les chantiers le vieux navire construit par leur
grand-père, refoulant avec une vigueur que l’âge n’a pas
abattue les eaux troubles de la rivière.
En i855, les frères Inglis construisirent la machinerie du
Tasmanian, destiné à la traversée de l’Extréme-Orient. Sa
force était de 3,ooo chevaux, chiffre considérable pour l’é
poque ; les ateliers dont disposait à ce moment l’association
se bornaient à un bâtiment en bois de G™,5 de hauteur et la
plus grosse pièce de l’outillage était une grue de i5 tonnes.
Cela n’empécha pas MM, Inqlis de donner, avec ces ins
truments rudimentaires, une vitesse de i5 nœuds au Tas
manian.
Depuis, les moyens d’action des chantiers se sont considé
rablement accrus. En 1879, la Compagnie transatlantique
eut à commander, pour ses lignes d’Afrique, dix bâtiments
rapides en Angleterre et répartit ses ordres entre quatre
chantiers. Deux des vaisseaux furent demandés à la maison
Inglis, (|uatre à la Compagnie Fairfield, et les quatre der
niers à deux autres Compagnies. A la surprise générale, les