LK PROBLÈME DK LA MARINE MARCHANDE.
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la ppospérilé. S’ils ont tué la (liliçjence, ils n’ont pas tué les
véhicules ; hien mieux, ils ont l’ait naître les automobiles !
Jamais nos routes ne lurent plus fréipientées. De même la
batellerie ne saurait nuire au rail.
Multiplier les relations entre les hommes d’ime même
<‘ontrée, d’une même nation, étendre toujours davantage
les rapports de peuple à peuple, mêler indélinirnent et sans
arrêt les intérêts de tons les jiays (¡ni sont les intérêts com
muns de l’humanité, tel est le but de la civilisation. Il sied,
dans ce dessein, de ne rien négliger pour augmenter la l’ré-
({uence de ces rapports. En dépit de l’apreté des luttes com
merciales, l’esjièce humaine s’améliore à des Iréquentations
répétées ; on échange, en même temps (pie des produits,
des idé(is. Et c’est par l’idée (pie l’homme domine le monde.
VI. L’effort moral.
Arrivé an terme de cette étude, dont on excusera l’insuI-
iisance, en aj)pli(piant aux intentions de l’antcur le mot
charitable de l’amiral Réveillère : « Quicomjue aujourd’hui
écrit avec conscience sur la marine l’ait une bonne action » ('),
il me reste à (‘xprimer un vœu : c’est (pie, non seulement
dans la loi prochaine sur la marine marchande, mais encore
pour un avenir plus lointain, l’opinion publhpie, les Cham
bres et le Gouvernement s’unissent dans une pensée et une
volonté communes, alin d’accomplir sans perdre de temps
l’œuvre de rénovation et de salut ipie la France attend d’eux.
Jamais notre pays, même aux heures tragirpies de son
histoire — (piand il voyait son territoire envahi et ses fils
accablés, malgré leur héro’isme, sous les coups du destin,
(i) Préface de l’oavragc Les Guerres navales de demain^ Berger-Levrault et G>», édi
teurs. ’