LI: PROBLKMK DE LA MARINE MARCHANDE.
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CD Ire Ies hommes au permanent conlïit d’inléri'Is (pii les
met aux prises.
L’action morale enfin —- par l’appel incessant à l’opinion
publique, la propagande par la parole et par la presse,
l’adhésion à d’excellenis groupements patriotiques comme
ceux de la Ligue maritime, de la Loire, de la Garonne na
vigables, l’exaltation chez les jeunes Français de l’initiati\ (\
et de l’énergie personnelles, par la honte de l’oisiveté et la
suppression de ces sinécures médiocres vers lesquelles des
parents malavisés orientent l’amhition de leurs enlants.
Mettons à profit, pour le développement de notre pays,
les trésors de la science, les inventions et les découvertes
du génie humain; tâchons (|ue chacun ait pour ainsi dire à
portée les moyens qui lui permettent d’étre en rapport
constant avec l’humanité tout ^entière. Installons partout
postes, télégraphes, téléphones, faisons ¡lénétrer à flots
dans les coins les plus reculés la lumière du progrès et de
l’instructiou intégrale. Les voyages forment la jeunesse,
dit-on. Aiguillons vers la mer les énergies latentes et en
dormies. Efforçons-nous de donner à ceux ipii n’ont pas le
loisir de voyager, la faculté, ne courant jias le monde, de
voir pour ainsi dire le monde défiler sous leurs yeux. Il
n’est actuellement permis qu’aux hahilants des très grandes
cités de repaître leur curiosité des choses exotiques. Procu
rons aux villes notables de chaque région des facilités ana
logues, qui ouvriront l’intelligence de l’enfant et tireront
le travailleur lui-méme de l’ennui morne d’un isolement
Incessant et d’une vie confinée.
La tâche qui s’impose à notre génération est lourde ;
nous ne résoudrons les problèmes vitaux que nous léguèrent
les défaites passées et que font naître la concurrence an
glaise, allemande, américaine, l’activité fabuleuse de rivaux
dont le nombre ne cesse de s’accroître, l’encombrement des