NOTRE FLOTTE COMMERCIALE.
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une prime de construction de 65 Ir. par tonneau de jauge brute
-et de i5 fr. par loo kilogrammes de machines motrices ou
appareils auxiliaires et de chaudières ;
Un navire construit à l’étranger, même s’il est vendu à
un armateur Irançais le jour de son achèvement et francisé
par lui aussitôt, ne touche rien(^);
2° Tout navire construit en France et battant pavillon
français touche une prime à la navigation de i fr. 70 c., si
T’est un voilier, de i fr. 10 c., si c’est un vapeur, par tonneau
(le jauge brute et par 1,852 kilomètres parcourus ;
Un navire construit à l’étranger et battant j)avillon fran
çais NE TOUCHE RIEN (^).
En somme, et pour conclure, les caractéristiipies nettes,
<lécisives de la loi de 189.3 sont les suivantes :
1° La construction française monopolise la prime de cons
truction ;
2° Elle monopolise au profit de sa clientèle, non sans en
retenir une notable partie pour elle-même, la prime de
navigation ;
3° La navigation à voiles jouit d’un avantage marqué sur
la navigation à vapeur ;
4° La navigation à vapeur perd une partie notable des
^wantages (pi’elle avait précédemment acquis.
Telle est la loi, protectionniste et rétrograde, (jui, dermis
huit années, régit la marine marchande française.
III. Les voiliers.
La première, la grande, et j’ose dire la déplorable consé-
•(pience d’une pareille loi fut de pousser artificiellement la
(1) Les navires de conslruolion élrangère assimilés aux navires de construction fran
çaise comme francisés avant la promulgation de la loi du 29 janvier 1881 ou francisés
-jivanlle 1« janvier i8j3 ont droit à la prime.
(2) Même observation <pie pour la prime à la construction, en ce qui touche les na
vires francisés vaut le i« janvier iSgS.