A. RÆDER
place, et, il nous semble, avec raison, les événements décrits en
l’an 143 \
On voit que les deux villes se mirent d’accord pour remettre la
solution de l’affaire au Sénat romain, et envoyèrent à cette occasion
des ambassadeurs à Rome. Ils parurent devant le Sénat ; celui-ci
pourtant ne jugea pas lui-même l’affaire, mais remit au préteur
Marcus Æmilius le soin de nommer comme arbitre un troisième
Etat, indépendant, et sur lequel les deux parties tomberaient d’ac
cord ; si les deux parties ne pouvaient tomber d’accord sur aucune
ville, le préteur en nommerait une 1 2 . La mission que le Sénat con
fiait au tribunal à venir, était de décider laquelle des deux villes
était en possession du district disputé, au moment où elle entrait en
relations d’amitié avec Rome ; celle qui l’avait eu à ce moment
devait le conserver, et des bornes frontières devaient être élevées
conformément à ceci. En outre les habitants de Priène accusaient
les Magnésiens de leur avoir infligé diverses injustices, on ne dit
pas de quel genre; le bien fondé de ces accusations devait être jugé
par la même occasion, et l’indemnité, s’il y avait lieu, devait être
fixée.
Conformément à cette décision sénatoriale le préteur confia la
mission de juger à la ville carienne de Mylase. Il fixe le délai
dans lequel l’affaire doit venir, il en informe les parties, et s’adresse
à Mylase pour qu’elle accepte la mission et nomme un tribunal
d’arbitrage parmi ses citoyens. Les deux parties envoyèrent aussi
à Mylase des envoyés, et firent la même demande. Mylase accepta,
et les juges envoyés par Mylase se rendirent sur les lieux, où ils
demeurèrent plusieurs jours, écoutèrent l’exposé des parties, et pro
noncèrent leur jugement dans le sanctuaire d’Apollon à Myonte. Le
1 Une époque postérieure paraît impossible, car, d’après l’éditeur O. Kern, la
forme de l’inscription indiquerait plutôt le commencement que la fin du II e siècle.
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