Full text : L' arbitrage international chez les Hellenes

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A.  RÆDER

de  même  à  Athènes  un  arbitrage  principalement  au  sujet  de  Halonès
 1  ;  en  370  la  proposition  faite  à  Thèbes  de  faire  arbitrer  l’affaire
concernant  Orope  doit  être  émanée  d’Athènes 2 .  Ces  cas  dans  lesquels
aucun  arbitrage  ne  résulta  par  suite  de  la  mauvaise  volonté  d’une
des  parties  démontrent  que  l’on  se  trouve  ici  en  présence  d’une  manière ­
  habituelle  d’introduire  les  pourparlers  d’arbitrage.
Dans  les  cas  dont  un  arbitrage  résulta  on  ne  dit  en  général  pas
de  quelle  partie  émana  l’initiative.  Nos  sources  ne  trouvent  pas  ici
le  même  intérêt  à  le  mentionner  que  lorsqu’une  proposition  avait
été  repoussée.  Du  silence  habituel  des  sources  sur  ce  point  il  ne
faut  donc  pas  conclure  que  la  ville  d’Akraiphée  utilise  une  procédure ­
  inaccoutumée  lorsque  nous  voyons  cette  ville  en  différend  avec
ses  voisines,  leur  envoyer  une  lettre  et  leur  proposer  de  faire  trancher
tous  les  points  en  discussion  par  l’arbitrage  de  la  ville  de  Larisse 3 .
La  situation  est  toute  différente  quand  on  arrive  aux  cas  où  l’arbitrage ­
  fut  organisé,  non  plus  sur  l’initiative  de  l’une  des  parties,
mais  par  l’entremise  ou  l’influence  d’un  troisième  état  en  dehors
de  la  discussion.  Ici  nos  sources  retrouvent  un  intérêt  à  nous
mentionner  que  les  choses  se  passèrent  ainsi  et  quelle  était  cette
puissance.  C’était  une  politesse  que  le  conciliateur  en  question  avait
le  droit  d’attendre.  On  a  donc  lieu  de  croire  que  les  inscriptions
en  règle  générale  du  moins  n’auraient  pas  voulu  omettre  de  faire
remarquer  cette  circonstance  quand  elle  était  présente.  Lorsque  nous
manquons  de  la  rencontrer,  on  peut  donc  vraisemblablement  en
conclure  que  la  solution  arbitrale  n’était  pas  due  à  un  troisième
état,  mais  à  l’une  des  parties.
Comme  cas  certains  dans  lesquels  l’arbitrage  était  dû  à  l’entrée
en  jeu  d’un  troisième  état,  on  peut  citer  les  suivants  :  Lorsqu’en
l’an  510  les  Athéniens  et  les  Thébains  étaient  sur  le  point  d’en
venir  aux  mains  au  sujet  de  Platée,  les  Corinthiens  s’interposèrent
et  amenèrent  les  parties  à  faire  arbitrer  l’affaire  et  à  les  prendre

1  n°  XXVI.  -  2  n°  XXIII.  -  3  n°  LXX.
            
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