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A. RÆDER
date, ainsi qu’Apollodore dans Diogène Laërte. ' Le jugement même
de Périandre doit être considéré comme un fait historique certain ; 2
il est cité, en outre des auteurs déjà mentionnés, par Aristote. 3 Ceci
permet aussi de fixer l’époque d’une manière assez précise, car Pé
riandre mourut en 586, et Phrynon était aussi un homme fait quand
il remporta la victoire aux Jeux Olympiques, en 636. La sentence
doit avoir été rendue entre 610 et 585. 4
En cette circonstance aussi on voit les parties appuyer leurs pré
tentions vis-à-vis du pays discuté sur des citations de légendes de
la guerre de Troie. Les Mytiléniens prétendaient qu’ils avaient un
droit d’héritage sur la plus grande partie de la région Troyenne et
sur Sigéion qui avait été bâtie par le Lesbien Archéanax avec des
pierres des ruines de Troie, tandis que les Athéniens prétendaient
qu’ils y avaient aussi bien droit puisqu’ils avaient pris part à l’ex
pédition qui avait conquis Troie.
V.
Arbitrage entre ELIDE & les ARCADIENS, PYTTALOS
arbitre. Vers l’an 572.
Pausanias 5 raconte que Elide se trouvait en différend de frontières
avec les Arcadiens, et que l’Olympionique Pyttalos trancha le dif
férend par une décision d’arbitrage.
Ce qu’il y a de remarquable dans ce cas, c’est que l’arbitre choisi
appartenait à l’une des villes qui étaient parties dans la cause ; il
appartenait à Elide. Le fait que Pyttalos ait été choisi comme ar
bitre, malgré cette circonstance, montre la confiance qu’on lui té
moignait, et doit être considéré comme une marque d’honneur basée
sur sa situation comme vainqueur à Olympic. Dans l’arbitrage mo
derne on a un cas un peu analogue lorsque, on s’en souvient, la
' L> 74. — 2 cfr. Busolt, Gr. Gesch. II 2 250 note. — 3 Rhet. 15, 375. — 4 Busolt,
Gr. Gesch. II 2 252 note. — 5 VI, 16, 8 : yevo|u,Évî\c; xpôç ’Apxàbaç ’Hàeîok; ápcpio-
ßiyrrjGecDi; XEpi ■yrçc; ôpcov eÎttev oiStoç ó nÚTtaXoç ttjv òíxr\v.