A. RÆDER
l’aient fait dans l’Assemblée populaire, ou par des juges déterminés.
Nous ne savons pas non plus ce qui arriva par la suite ; il y aurait
donc lieu de conclure qu’Aratos paya l’amende. Ces événements se
passèrent en l’an 240 ou environ. 1
XLI.
Trois Calydoniens arbitres entre PEREA & MELITE.
vers l’an 225.
Les deux villes de Perea et Mélite étaient situées dans la Thes-
salie méridionale, dans l’Achaïe phtiotique. A Avaritza, où l’on doit
chercher l’antique Mélite, on a trouvé une inscription qui parle d’une
décision arbitrale rendue entre les deux villes en question. 2
Le différend entre ces deux villes, en outre de plusieurs autres
points, portait sur les frontières et la disposition des terres publiques
des villes. Il résulte de l’inscription que Perea et Mélite étaient cette
fois réunies en un seul Etat. Trois hommes de la ville étolienne
Calydon fonctionnèrent comme arbitres ; ils avaient été nommés par
la Ligue étolienne ; 3 on doit remarquer cependant que ceci avait
eu lieu avec le consentement des deux parties et d’accord avec les
traités. 4 Par ce dernier mot on vise probablement les traités respec
tifs que les deux villes avaient conclus avec la Ligue étolienne, lors
qu’ils y étaient entrés comme membres, ces traités devant avoir con
tenu une obligation générale pour les membres, de faire trancher
les difficultés réciproques par l’arbitrage, avec le concours des auto
rités de la Ligue. 5
Les juges se rendirent sur les lieux et déterminèrent avec soin les
frontières entre les deux Etats. Pour ce qui a trait aux terres pu
bliques des deux villes, elles devaient être utilisées par les deux villes
en commun, aussi longtemps qu’elles formeraient un Etat ; mais le
1 Niese, Gesch. d. griech. und makedon. Staaten II, p. 263. — 2 J. L. Ussing,
Inscr. Gr. ined. Havn. 1847 n° 2. Dittenberger S 1 n° 425. Ins. Gr. IX, 2, 205. -
expivav oi vnô tmv Aîtcdàcdy aipe&éviec; bixadtat. — 4 aûrcov êmxcopîjcjàvTcov eî
ópoXóycov. __ » Rec. d’inscr. jurid. grec. Il, p. 345*.