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LE PÉROU ÉCONOMIQUE
IV. — Outre le rendement des douanes, les revenus du
pays sont formés par l’impôt sur les alcools qui produit
environ 400.000 livres; l’impôt sur le tabac, donnant
180.000 livres ; l’impôt sur le sucre produisant 100.000 li
vres ; l’impôt sur le sel, 95.000 livres, etc.
Les revenus s’accroissent également, de 2.861.299 li
vres en 1908 à 3.227.417 livres en 1911, et à 3.457.463 li
vres en 1912. Le budget de 1913 est basé sur des recettes
évaluées à 3.635.570 livres.
V. — Les marchandises transportées par les chemins
de fer ont été en 1911 de 110.000 tonnes supérieures à
celles de 1910, avec un ensemble de 697.000 tonnes.
La situation des sept principaux établissements finan
ciers du Pérou, y compris la Caisse d’Epargne et la Caisse
des Dépôts et Consignations, est des plus satisfaisantes.
— Le capital et les réserves qui en 1906 étaient de
1.137.000 livres, atteignaient 1.722.823 livres en 1911.
La Banco del Perd y Londres figure dans cette balance
pour 775.000 livres (le total de l’actif et du passif de cette
banque est de 4.100.000 livres); le Banco Italiano, pour
291.030 livres, etc.
VI. — L’exportation du sucre péruvien fut en 1909 de
125.351 tonnes, d’une valeur de 1.159.898 tonnes, et en
1910, d’une valeur de 1.285.868 livres (1); celle du coton,
de 24.000 tonnes en 1906, passe à 42.000 tonnes en 1909,
d’une valeur de 1.663.414 livres ; en 1910, il y eut recul
car on n’exporta que pour 1.013.820 livres de coton.
Nous savons que la valeur des minerais exportés s’éleva à
1.922,559 livres en 1910.
VII. — Au point de vue financier la situation du Pérou
est aujourd’hui devenue plus satisfaisante.
(1) Après avoir subi quelques armées de crise, l’industrie sucrière prend
graduellement une nouvelle prospérité.