386 L ALLEMAGNE ÉCONOMIQUE.
sion fut-elle, à la demande de la Bavière,renvoyée à
l’année suivante. Mais la situation ne s’était nullement
améliorée en 1862. La conclusion du traité avec la
France avait occasionné une surexcitation extrême,
et la discussion de ce traité en conférences générales
paraissait impossible, aussi bien parce que la Prusse
y aurait mis obstacle, que parce que diverses con
trées, telles que le royaume de Saxe, les États for-
mantl’union douanière et commerciale de Thuringe,
savoir, la Saxe grand-ducale, les duchés de Saxe-
Meiningen, Saxe-Altenbourg, Saxe-Cobourg-Gotha,
les principautés de Schwarzbourg-Rudolstadt et de
Schwarzbourg-Sondershausen, de Reuss branche
alliée et cadette, et le grand-duché d’Oldenbourg,
avaient, par la rapide notification de leur adhé
sion à l’acte international dont s’agit, devancé et
prévenu toute controverse.
C’est pourquoi le cabinet de Munich adressait le
21 juin 1862 une circulaire à tous les gouvernements
associés, dans laquelle relevant l'importance excep
tionnelle des projets de traités déférés depuis un cer
tain temps à l’adoption des membres du Zollverein
et impliquant non-seulement une réforme radicale
du tarif, mais encore une modification complète des
principes fondamentaux jusque-là en vigueur dans
l’Union, il exprimait cette opinion,qu’il ne paraissait
guère possible et opportun de traiter des questions
communes d’intérêt secondaire avaut le règlement
d’une question (jui présenlaihun intérêt aussi majeur.