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taires imminentes sur les rapports intérieurs de
l’association. Sous l’empire de ces préoccupations
et sur l’invitation de la Bavière, des délégués du
Wurtemberg, de Bade, du Nassau et de la ville
libre de Francfort se rencontrèrent à Munich dans
le cours du mois de juin 1866, à 1 effet de concer
ter les dispositions de douane, que comporterait
l’ouverture des hostilités. Ils furent unanimement
d’avis, qu’il fallait tendre par tous les moyens à
prolonger le plus longtemps possible, au moins en
fait, l’existence du Zollverein, même à travers les
événements de guerre, et qu’il fallait en consé
quence s’abstenir de tout acte, pouvant être consi
déré, comme impliquant la rupture du lien social.
Que si la Prusse venait elle-même à briser ce lien,
les alliés de l’Autriche devaient alors, afin de met
tre à couvert autant que possible leurs intérêts finan
ciers et commerciaux, maintenir entre eux-mêmes
l’ancienne association douanière.
Cette dernière prévision était cependant assez
gratuite, attendu que le gouvernement prussien,
non moins éclairé qu’eux sur les suites fâcheuses
d’une dissolution matérielle du Zollverein, s’inter
dit formellement de suspendre en quelque manière
le service régulier des douanes ou d’entraver la
liberté commerciale de ses associés et se borna a
retirer ses plénipotentiaires fédéraux et ses contrô
leurs de stations de celles des régions, qu il avait a
combattre sans conserver des rapports de service