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CONCLUSIONS
Nous vous avons exposé, au cours de cette étude, Messieurs,
nos vues d’ensemble sur l’application de la taxe à la production
au commerce et à l’industrie en général, et particulièrement
à quelques industries de notre région. Il est bien entendu que
cette étude n’a pour but que de fournir des éléments d’appré-
ciation aux autres groupements économiques régionaux et
nationaux et aux organismes administratifs et parlementaires
sans que nous entendions parler au nom de l’ensemble des
industries envisagées ni à plus forte raison préconiser en ce
qui les concerne une application anticipée et isolée d’un
régime qui doit être général.
Nous vous proposons, en conclusion, d’adopter les vœux
suivants :
Considérant qu’il y a intérêt à remplacer la taxe sur le
chiffre d’affaires et la taxe sur les paiements par une taxe
unique, les avantages de cette méthode étant :
a) Simplification puisque la taxe serait centralisée entre les
mains des producteurs ;
b) Elasticité rendue aux industries de transformation et aux
[ransactions commerciales ;
c) Meilleure défense . contre l’importation étrangère des
produits fabriqués ;
d) Complète détaxe à l’exportation ;
e) Répercussion proportionnelle, et non exagérée, sur les
orix de facturation :
f) Plus de souplesse pour toute modification du taux ;
g) Plus de sécurité pour les recettes du Trésor.
Considérant que le remplacement de toutes les taxes super-
posées au titre « chiffre d’affaires » par une taxe unique peut
être appliqué aux matières premières et/ou d’importation si
la valeur des matières premières est importante par rapport
au produit fabriqué, c’est-à-dire s’il s’agit de transformations
simples et exigeant peu de main-d’œuvre ; mais cette méthode
ne permettant pas une défense équivalente contre le produit
‘abriqué étranger, ni une exonération bien calculée à l’expor-
tation, les industries intéressées préfèrent en général, après
4. LA TAXE A LA PRODUCTION