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L’INDUSTRIE COTONNIÈRE EN ALLEMAGNE
lui étaient franchement hostiles. Peu à peu, on la comprit,
on en sentit les avantages incontestables et elle entra
dans les habitudes de tous les intéressés. Ses lacunes
furent notées ; dans les critiques qui ne lui furent pas
épargnées, il en était qui avaient du fond. Peu à peu, les
observations faites au cours de la pratique journalière
aidant, on prépara un nouveau texte, plus avantageux
sur bien des points pour les assurés. Et le résultat fut
que la loi du 13 juillet 1899 dénommée « Loi contre l’invalidité
)) tout court, et bien qu elle règle aussi les rentes
de vieillesse, fut votée à la presque unanimité. Pour la
première fois, le parti socialiste adhérait à une loi de
politique sociale.
Celte loi, répétons-le, a une portée considérable. On
lui attribue une diminution notable de la mortalité générale.
Il est de fait que, si l'on considère le pour cent des
décès depuis 1850 jusqu’en 1884, on voit que la mortalité
de 261/2 0/00 en 1851. était de 27.2 0/00 en 1885 ; pendant
ces 34 années, elle était montée trois fois au-dessus de
30 0/00 et six fois au-dessus de 29 0/00, mais son minimum
avait été de 25,2 0/00, et elle n’était descendue que
trois fois au-dessous de 27 0/00. Or, dès 1887, la mortalité
descend à 26,6 0/00. La loi d'invalidité n’existait pas
encore, car elle date de 1889, mais l’assurance contre la
maladie, premier pas dans cette voie, fonctionnait depuis
1885. De 1887 à 1893, le pour cent de mortalité oscille
entre 25 et 25,6 0/00. Il tombe à 23,5 pour mille
dès 1894; et, sans plus jamais atteindre ce chiffre, descend
à 21,8 en 1901; 21,1 en 1903 et enfin, se réduit à
20,7 pour mille en 1904. Voyons ce qui concerne spécialement
la phtisie pulmonaire.
La statistique officielle porte sur les villes d’Allemagne
ayant plus de 15.000 habitants ; elle part de 1879. A cette
époque les villes de plus de 15.000 habitants avaient