PÉRIODE FINALE DU ZOLLVEREIN. 571
associations peuvent y aboutir. Ainsi s’explique
rait alors en grande partie le résultat négatif de
certains projets successivement caressés, notam
ment l’avortement mémorable du projet d’union
franco-belge, qui a donné lieu à tant de débats au
sein des deux pays, l’ajournement indéfini de l’union
ibérique entre l’Espagne et le Portugal, remise de
temps à autre sur le tapis sans avoir eu encore de
suite, et la vélléité si passagère, si fugitive d’une
union franco-espagnole !
Quoi qu’il en soit, le sort que les destinées nou
velles de l’Allemagne réservaient au Zollverein,
et qui plus qu’aucun autre peut-être était dans la
logique inexorable des faits, ne répond guère aux
prévisions de ceux qui, à une date plus ou moins
ancienne, ont cru devoir tirer l’horoscope à l’asso
ciation douanière. « Le problème de l’avenir pour
le Zollverein, écrivait encore en 1859 M. Hiche-
lot, en se défendant toutefois prudemment de tout
don prophétique, peut être résolu par trois hypo
thèses différentes. Ou le Zollverein subsistera dans
son état actuel, sous le gouvernement de la Prusse,
toujours distinct de la monarchie autrichienne,
mais lié avec elle parles stipulations les plus larges;
ou, travaillé par des dissentiments intérieurs, il se
dissoudra et ses éléments serviront à constituer
les uns une association du Nord, dont la Prusse
restera le centre, les autres une association du Midi,
dont la direction appartiendra à l’Autriche; ou