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La réforme syndicale en Italie

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Bibliographic data

fullscreen: La réforme syndicale en Italie

Monograph

Identifikator:
174739971X
URN:
urn:nbn:de:zbw-retromon-125215
Document type:
Monograph
Title:
La réforme syndicale en Italie
Place of publication:
Rome
Publisher:
[Verlag nicht ermittelbar]
Year of publication:
1926
Scope:
207 Seiten
Digitisation:
2021
Collection:
Economics Books
Usage license:
Get license information via the feedback formular.

Chapter

Document type:
Monograph
Structure type:
Chapter
Title:
VII. Rapport de la commission du sénat
Collection:
Economics Books

Contents

Table of contents

  • La réforme syndicale en Italie
  • Title page
  • Contents
  • I. - Loi du 3 Avril 1926 concernant la réglementation juridique des rapports collectifs de travail
  • II. Rapport ministériel présenté à la chambre de députés
  • III. Rapport de la commission de la chambre des députés
  • IV. Discours de M. Mussolini, premier ministre, á la chambre des députés
  • V. Discours de M. Rocco, garde des sceaux, à la chambre des députés
  • VI. Rapport ministériel au sénat. (Le rapport ministériel au sénat est la reproduction intégrale du rapport présenté à la chambre des députés, avec la conclusion suivante):
  • VII. Rapport de la commission du sénat
  • VIII. Discours du garde des sceaux, M. Rocco, au sénat
  • IX. Discours de M. Mussolini, premier ministre, au sénat

Full text

133 = 
ment dans certaines républiques de l'Italie médiévale, étaient 
arrivées à dominer la vie publique. I] ne faut cependant pas 
croire que ce système ait réalisé l’idéal d’une paix sociale per- 
pétuelle et sans trouble. Il offrait, sans aucun doute, l’avan- 
tage d’une liaison permanente entre les deux facteurs essen- 
tiels de la production, mais il se transformait souvent en un 
instrument d’oppression aux mains de l'aristocratie de l’arti- 
sanat, c’est-à-dire des maîtres, envers les ouvriers et les appren- 
tis; et en emprisonnant le travail dans les limites étroites et 
difficilement modifiables des lois de la corporation, il ne favo- 
risait certes pas les progrès techniques de la production et 
leur imprimait un caractère de strict monopole. 
La tranquillité des rapports entre les classes productri- 
ces n’était pas toujours garantie. Il suffit de rappeler entre 
autres exemples, la révolte des Ciompi à Florence, le violent 
soulèvement des classes les plus basses des ouvriers qui avaient 
été exclus aussi bien des arts majeurs que des arts inférieurs 
et, plus tard, particulièrement en France, quant à l'artisanat se 
substitua peu à peu la « manufacture », les fréquentes agitations 
des «compagnons » réunis dans les «compagnonnages », vérita- 
bles syndicats ouvriers libres, organisés contre les corporations. 
La corporation était donc déjà sur la voie de la décadence 
vers la fin de l’ancien régime, avant même la révolution fran- 
çaise. Les physiocrates proclamèrent le droit au travail libre 
pour tous et Turgot, par son célèbre édit de février 1776, abolit 
les corporations d’arts et métiers. 
Il est vrai que les réclamations des privilégiés appuyées 
par le Parlement et la Cour, l’'emportèrent sur Turgot qui 
tomba en disgrâce tandis que les corporations, bien qu’amen- 
dées et modifiées, furent rétablies par l’édit royal d'août 1776. 
Mais cette nouvelle période de leur existence fut pour elles 
brève et précaire et fut définitivement tronquée par la ré- 
volution française quand, dans la nuit du 4 août 1789, l’As- 
semblée Constituante décréta la suppression de tous les privi- 
lèges et monopoles. Cette mesure fut complétée par le décret 
du 17 mars 1791 qui reconnut à tous les citoyens la liberté 
d exercer une profession, un art ou un métier quelconque et 
par la loi Chapelier, du 17 juin de la même année, qui inter- 
dit d’une façon absolue de rétablir les corporations sous quel- 
que forme que ce fût. 
La révolution française abolit les corporations d’abord 
parce qu’elles étaient un vestive de l’ancien régime et qu'elle
	        

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Die Südrussische Eisenindustrie. Verlag Stahleisen, 1920.
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