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L'Impôt foncier et la captation personelle sous le Bas-Empire et à l'époque franque

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Bibliographic data

fullscreen: L'Impôt foncier et la captation personelle sous le Bas-Empire et à l'époque franque

Monograph

Identifikator:
1764966384
URN:
urn:nbn:de:zbw-retromon-143118
Document type:
Monograph
Author:
Lot, Ferdinand http://d-nb.info/gnd/117683132
Title:
L'Impôt foncier et la captation personelle sous le Bas-Empire et à l'époque franque
Place of publication:
Paris
Publisher:
Champion
Year of publication:
1928
Scope:
137 S.
Digitisation:
2021
Collection:
Economics Books
Usage license:
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Contents

Table of contents

  • L'Impôt foncier et la captation personelle sous le Bas-Empire et à l'époque franque
  • Title page
  • Première partie / L'impôt foncier et la capitation sous le Bas-Empire
  • Seconde partie / L'impôt foncier et la capitation personnelle a l'époque franque
  • Contents

Full text

136 L’IMPOT FONCIER ET LA CAPITATION PERSONNELLE 
Ce terme publique peut-il se justificier si la taille est un don ? En théorie 
évidemment non ! Un cadeau n’est pas un impôt. En fait, le don était 
devenu obligatoire, était regardé comme un impôt dès l’époque carolin- 
gienne. Hincmar, au 1x° siècle, le qualifie justement de vectigal ! et la taille 
royale sera appelée, deux siècles plus tard, dans un diplôme de Philippe I“ 
petitio publica?. — 
Lors du démembrement de la souveraineté, qui s’est opérée en France 
à la fin du 1x° siècle, les ducs et les comtes devenus en fait les princes à 
peu près indépendants, s’approprièrent le don, et cela d’autant plus faci- 
lement que, on vient de le dire, ils exigeaient déjà des cadeaux de leurs 
administrés. 
Quant aux simples propriétaires, non pourvus de fonctions publiques, 
d’honores, leurs exigences vis-à-vis de leurs tenanciers s’expliquent aisé- 
ment par leur puissance économique. Néanmoins il est douteux qu’ils 
eussent osé, sous le couvert fallacieux d’une petitio, violer la coutume qui 
leur interdisait de rien exiger de leurs colons? au delà des redevances con- 
sacrées, si l'exemple de cet abus n’était venu d’en haut et si l’anéantis- 
sement de l’Etat n’avait privé les paysans de tout recours à la justice 
publique. 
Entre la taille levée sur les libres et les nobles d’une part, sur les 
colons et serfs de l’autre, il n’y a, en somme, aucune différence de nature 
ou d’origine. La taille se présente toujours comme une prière du supé- 
rieur à l’inférieur. Mais, alors que dans la société noble, le seigneur ne 
réussit pas à imposer sa demande -de subside, d’aide, à ses vassaux, en 
dehors de trois ou quatre cas consacrés*, vis-à-vis des classes rurales et 
même urbaines, le seigneur transforma rapidement la soi-disant prière en 
ordre et la taille fut levée « à volonté ». Et c’est ce qui explique que la 
taille sur les « vilains » fut considérée comme une -preuve d’infériorité 
sociale, une sorte de déshonneur et même une marque de servitude 5. 
Aussi, dès que les classes urbaines, puis rurales, purent respirer quelque 
peu, s’efforcérent-elles de limiter, d’abonner la taille « à volonté » ou 
même de la racheter $. 
Cependant le fait que le don, comme le pourboire, se transforme fata- 
lement en obligation, ne doit pas nous faire nerdre de vue le fait au”il a été 
1. Ad Carolum regem pro Hincmaro Laudunensi: « Vectigalia quae nobiscum 
annua dona vocantur. » (Opera, ed. Sirmond, II, 325). 
2. Voy. plus haut, p. 122, note 3. 
3. Cf. p. 134, note 4. 
4. J. Flach s’en est aperçu (IL, p. 555, note 2). 
s. H. Sée, entre autres (op. cit, p. 177, 309, 324), insiste sur le caractère ser- 
vile de la taille. 
6. H. Sée, op. cit., p. 267 ; — Luchaire, Manuel, p. 311, 379.
	        

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L’Impôt Foncier et La Captation Personelle Sous Le Bas-Empire et À L’époque Franque. Champion, 1928.
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