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Oeuvres complètes

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Bibliographic data

fullscreen: Oeuvres complètes

Monograph

Identifikator:
836084659
URN:
urn:nbn:de:zbw-retromon-28892
Document type:
Monograph
Author:
Ricardo, David
Title:
Oeuvres complètes
Place of publication:
Paris
Publisher:
Guillaumin
Year of publication:
1847
Scope:
1 Online-Ressource (XLVIII, 752 S)
Collection:
Economics Books
Usage license:
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Contents

Table of contents

  • Oeuvres complètes
  • Title page
  • Contents

Full text

47 
CHAP. II. — DE LA RENTE DE LA TERRE. 
Rien n’est plus commun que d’entendre parler des avantages que 
possède la terre sur toute autre source de production utile, et cela, en 
ne paie aucun profit en raison du droit de propriété. Qui ne voit que, dans ce 
cas, les fermiers se substitueraient aux propriétaires, et empocheraient leurs 
profits ? l a terre est un atelier chimique admirable où se combinent et s’éla 
borent une foule de matériaux et d’éléments qui en sortent sous la forme de fro 
ment , de fruits propres à notre subsistance, de lin dont nous tissons nos vête 
ments , d’arbres dont nous construisons nos demeures et nos navires. La nature 
a fait présent gratuitement à l’homme de ce vaste atelier, divisé en une foule 
de compartiments propres à diverses productions ; mais certains hommes entre 
tous s’en sont emparés, et ont dit : A moi ce compartiment, à moi cet autre ; 
ce qui en sortira sera ma propriété exclusive. Et, chose étonnante ! ce privilège 
usurpé, loin d’avoir été funeste à la communauté, s’est trouvé lui être avanta 
geux. Si le propriétaire d’une terre n’était pas assuré de jouir de ses fruits qui 
voudrait faire les avances de travail et d’argent nécessaires pour sa culture ^Les 
non-propriétaires eux-mêmes, qui maintenant du moins peuvent être passa 
blement vêtus et se procurer leur subsistance avec le produit de leur travail, 
seraient réduits comme cela se pratique dans la Nouvelle-Zélande, ou bien 
a ootka-Soimd, a se disputer perpétuellement quelques pièces de poisson ou 
aiitrl fn’ V "'"r ’ G"«"« étemelle, et à se manger les uns les 
autres, faute d un aliment plus honnête. 
C est ainsi qu’un fonds de terre a pu fournir une quantité décuple, centuple, 
de produits utiles a l’homme. La valeur de ces produits une fois créée a formé le 
revenu, 1° du propriétaire foncier ; 2«« du capitaliste qui a fourni les avances 
I soit qu il se trouve être le propriétaire lui-même ou bien le fermier) ; 3- des 
cultivateurs, maîtres et ouvriers dont les travaux ont fertilisé le sol. — Oui a 
paye cette valeur dont s’est formé le revenu de tous ces gens-là? — T/acheteur 
e consommateur des produits du sol.-Et je dis que le produit du soi a payé 
tout cela ; car s’il avait été insuffisant, une partie de ces moyens de production 
ne recevant point d’indemnité pour son concours, se serait retirée de la produc 
tion ; que le propriétaire lui-même n’aurait plus voulu louer son atelier ( le ter 
rain), puisque cette location ne lui aurait rien rapporté. Dès lors plus de garan 
tie, plus de certitude de recueillir les produits; le terrain serait resté en friche 
et a quantité offerte des produits territoriaux devenant moins grande, serait re 
montée au taux nécessaire pour que le propriétaire fût payé. (Il est entendu 
que cet effet aurait eu lieu, toutes choses d’ailleurs égales, et dans un état donné 
ne la société. ) 
du ^ profit du propriétaire foncier supporte, plus que les profits 
pi a e e in ustrie, les inconvénients du local ; car une certaine portion 
tro'aux ne sont pas aussi immobiles que la terre; ils peuvent 
I a petit changer d objets, tandis que le fonds de terre ne pouvant ni se 
ns porter dans un lieu où ses produits auraient plus de valeur, ni donner d’au- 
pro uits que ceux auxquels la nature l’a rendu propre, n’a pu composer ses 
O Its que de la valeur qui, dans ses produits, excède les profits du cultivateur 
qui n est pas propriétaire.
	        

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Oeuvres Complètes. Guillaumin, 1847.
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