Digitalisate EconBiz Logo Full screen
  • First image
  • Previous image
  • Next image
  • Last image
  • Show double pages
Use the mouse to select the image area you want to share.
Please select which information should be copied to the clipboard by clicking on the link:
  • Link to the viewer page with highlighted frame
  • Link to IIIF image fragment

Oeuvres complètes

Access restriction


Copyright

The copyright and related rights status of this record has not been evaluated or is not clear. Please refer to the organization that has made the Item available for more information.

Bibliographic data

fullscreen: Oeuvres complètes

Monograph

Identifikator:
836084659
URN:
urn:nbn:de:zbw-retromon-28892
Document type:
Monograph
Author:
Ricardo, David
Title:
Oeuvres complètes
Place of publication:
Paris
Publisher:
Guillaumin
Year of publication:
1847
Scope:
1 Online-Ressource (XLVIII, 752 S)
Collection:
Economics Books
Usage license:
Get license information via the feedback formular.

Contents

Table of contents

  • Oeuvres complètes
  • Title page
  • Contents

Full text

CHAP. XVlll. - DE LA TAXE DES PAUVRES. 
233 
t“t selon les circonstances différentes, il tombe sur le consommateur 
des produits agricoles et des marchandises, sur les profits du capital 
populaire, affamé et irrité ; ces ateliers, qui n’ont, d’ailleurs, reçu d’organisation 
définitive qu’en Angleterre, font pour le travail ce que les greniers d’abondance 
font, ou sont censés faire, pour les subsistances. Ils tiennent de la main-d’œuvre 
en réserve, et peuvent être appelés des dépôts de salaires. Quand le travail se 
ralentit dans les manufactures, le flot des ouvriers que la grève jette inoccupés 
dans les villes et dans les champs, se dirige sur les Work-houses, y pénètre et y 
séjourne jusqu’au moment où les capitaux redevenus abondants font mouvoir de 
nouveau les cent bras des machines. Alors le reflux commence, et ce sont les ate 
bers de charité que désertent les travailleurs. 
Comme agent économique, ce système présente donc des avantages incontesta 
bles, car il pose sous l’édifice manufacturier des étais solides et puissants ; — comme 
agent moralisateur, il est peut-être plus recommandable encore. Ainsi l’indigent 
peut entrer tête haute dans ces asiles où l’attendent, s’il est vigoureux, du travail 
et des salaires ; s’il est vieux et infirme, des soins, du repos, des salles spacieuses où 
se réchauffent ses membres glacés; s’il est enfant, le lait de nourrices émérites, 
et ces nids tapissés de linge blanc’et qu’on appelle crèches. Adulte, il reçoit le prix 
de son œuvre actuelle ; vieillard, le prix des richesses qu’il a préparées et semées 
pour les générations nouvelles ; enfant, le prix de son travail futur, et peut-être 
de son génie. Sous le double rapport de la régçularisation du mouvement indus 
triel et de la dignité humaine, les Work-houses sont donc une institution salu 
taire en principe, salutaire en fait; et, s’il est arrivé souvent, comme à Andover, 
comme en d’autres districts, que l’Etat ait fait payer cher aux malheureux le 
secours qu’il leur donne, ou plutôt qu’il échange contre leur temps et leurs 
sueurs ; s’il est arrivé que, sous prétexte de viande, on leur ait laissé ronger des 
os et d’infâmes rebuts, et que, sous prétexte de travail, on les ait épuisés avec le 
tread-mill, et abrutis avec cette infernale invention de travail inutile, — som 
bre reproduction des supplices mythologiques d’ixion et de Sysyphe ; s’il est arrivé 
enfin, que ces lieux de refuge aient été transformés en géhennes, ce n’est ni à 
l’institution elle-même, ni aux législateurs qu’il faut en demander compte. 
Quelque généreux et sages que soient des ministres, ils ne peuvent faire qu’il ne 
se glisse dans les rangs des administrateurs des âmes cruelles ou insouciantes, 
— ce qui revient au même, quand il s’agit de la tutelle des pauvres. Il serait tout 
aussi absurde de rendre le Gouvernement anglais responsable de ces tristes acci 
dents, que de lui attribuer les insolences des plus vils limiers de police, ou les 
fureurs que tels ou tels soudards commettent sur les bords de l’Indus ou du 
Rrahmapooter. La torture est bien sortie du livre le plus doux, le plus miséricor 
dieux, l’Evangile; comment s’étonner de voir jaillir d’un acte du Parlement des 
8 US et des infamies? N’y a-t-il pas ici-bas, perdues dans le nombre, des femmes 
qui portent au front le stigmate des marâtres? comment n’y aurait-il pas des 
ommes portant le stigmate des mauvais directeurs de Work-house ? Sans doute, 
existence qu’on y a faite aux pauvres, n’a pas les douceurs et les joies ineffa- 
es d un Phalanstère, d’une Icarie, d’une Utopie, d’une île de Barataria, ou de 
toute autre villégiature dessinée à la plume, et bâtie sur le terrain capricieux de
	        

Download

Download

Here you will find download options and citation links to the record and current image.

Monograph

METS MARC XML Dublin Core RIS Mirador ALTO TEI Full text PDF EPUB DFG-Viewer Back to EconBiz
TOC

Chapter

PDF RIS

This page

PDF ALTO TEI Full text
Download

Image fragment

Link to the viewer page with highlighted frame Link to IIIF image fragment

Citation links

Citation links

Monograph

To quote this record the following variants are available:
URN:
Here you can copy a Goobi viewer own URL:

Chapter

To quote this structural element, the following variants are available:
Here you can copy a Goobi viewer own URL:

This page

To quote this image the following variants are available:
URN:
Here you can copy a Goobi viewer own URL:

Citation recommendation

Finanzwissenschaft. G. Fischer, 1927.
Please check the citation before using it.

Image manipulation tools

Tools not available

Share image region

Use the mouse to select the image area you want to share.
Please select which information should be copied to the clipboard by clicking on the link:
  • Link to the viewer page with highlighted frame
  • Link to IIIF image fragment

Contact

Have you found an error? Do you have any suggestions for making our service even better or any other questions about this page? Please write to us and we'll make sure we get back to you.

What is the fourth digit in the number series 987654321?:

I hereby confirm the use of my personal data within the context of the enquiry made.