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Oeuvres complètes

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Bibliographic data

fullscreen: Oeuvres complètes

Monograph

Identifikator:
836084659
URN:
urn:nbn:de:zbw-retromon-28892
Document type:
Monograph
Author:
Ricardo, David
Title:
Oeuvres complètes
Place of publication:
Paris
Publisher:
Guillaumin
Year of publication:
1847
Scope:
1 Online-Ressource (XLVIII, 752 S)
Collection:
Economics Books
Usage license:
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Contents

Table of contents

  • Oeuvres complètes
  • Title page
  • Contents

Full text

CH. XXI. - DES PIIOFITS ET DE L’LM'ÉKÈÏ DES C.\P1TAUX. “265 
« capitaux d’un grand nombre de riehes commerçants sont versés 
>• dans la même branche de commerce, leur concurreuce mutue e 
faire que, par la solidarité qui relie les membres de la famille Wmame , !^ 
souffrances ou les joies des uns ne retentissent, tôt ou tard dans lâme de tous. 
Chacune de ces grandes années de crise, qui ont ébranlé les sociétés anglaise, 
américaine, française, et ont jeté sur la place publique, dans le forum ardent 
et courroucé, les masses sans travail que vomissaient les manufactures; cha 
cune de ces années aurait dû enseigner à l’austère économiste que les ouvriers 
sont la base de l’édifice industriel, et que lorsque la base d’un ediüce s ébranlé le 
faite est bien près de s’écouler, en d’autres termes, que la ruine frappe en meme 
temps en haut et en bas. D’un autre côté, chacune de ces années radieuses, ou 
l’on vit les débouchés s’agrandir, les capitaux afduer dans toutes les industries 
pour les vivifier, le travail rouvrir, comme une formule magique, les portes 
muettes des ateliers, l’abondance secouer de toutes parts sur le inonde ses mer 
veilles et ses richesses, chacune de ces années, dis-je, aurait dû lui prouver que 
si les mauvais jours pèsent sur les chefs et sur les ouvriers, les jours de prospérité 
ont des récompenses pour tous, sous forme de hauts salaires pour les uns, et de 
riches inventaires pour les autres. Je ne puis croire que Ricardo se soit tenu 
assez loin des événements pour n’en pas suivre la marche, et n’en pas comprendre 
les enseignements, et ces événements eussent été pour lui un espoir, et non une 
sorte d’anathème, si, à mon humble avis, du moins, l’arme du raisonnement et 
de l’observation ne s’était faussée entre ses mains. Je ne vois pas d’autre moyen 
d’expliquer comment, toutes les fois qu’il indique une hostilité profonde dans 
les rangs des travailleurs, les faits répondent au contraire par une union qui n a 
rien certainement de la tendre affection que nous promet Fourier entre pag^ 
et pagesses, mais qui repose sur l’intérêt individuel, garanti par l’intérêt social, 
- du moins autant que le permettent toutes les charges qui sous le nom d oc 
trois, de douanes, d’impôts exagérés, de dettes publiques grèvent le producteur 
et altèrent les contrats économiques. 
Au spectacle du développement merveilleux de l’industrie, des progrès inespérés 
de la mécanique qui, d’un côté, abaissent chaque jour la valeur courante des 
marchandises, et de l’autre, provoquent l’accroissement des salaires par l’immen 
sité de la tâche qu’il s’agit d’accomplir et par la demande de travailleurs : au 
spectacle de cette double impulsion, ascendante pour le prix du travail, descen 
dante pour le prix des produits, le savant auteur des Principes d’Economie 
Politique n’a pas senti que, loin d’être pour le manufacturier une cause de 
ruine, l’avilissement graduel de ses marchandises était la base la plus sûre de sa 
prospérité. Dans le fait, et par une aberration étrange pour un aussi grand esprit, 
— aberration devant laquelle le respect a même fait longtemps hésiter notre main, 
— Ricardo a confondu une diminution dans la valeur des produits avec une di 
minution des profits. Il a vu que, par la concurrence des producteurs, les inven 
tions se succèdent chaque jour dans le champ industriel, que les forcfô méca 
niques se retrempent au contact de la science ; il a vu que le génie de loinme, 
entassant ainsi les produits, luttait de prodigalité avec la nature e e in me, e 
tendait à faire des richesses sociales un fonds où les plus humbles vinssen puiser
	        

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Oeuvres Complètes. Guillaumin, 1847.
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