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Oeuvres complètes

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Bibliographic data

fullscreen: Oeuvres complètes

Monograph

Identifikator:
836084659
URN:
urn:nbn:de:zbw-retromon-28892
Document type:
Monograph
Author:
Ricardo, David
Title:
Oeuvres complètes
Place of publication:
Paris
Publisher:
Guillaumin
Year of publication:
1847
Scope:
1 Online-Ressource (XLVIII, 752 S)
Collection:
Economics Books
Usage license:
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Contents

Table of contents

  • Oeuvres complètes
  • Title page
  • Contents

Full text

3:u PRINCIPES DK L'ECONOMiK POLITIQUE.' 
nal)les, l’eiiscm])le de la circulatipn. llii lei pouvoir ne devrait ap 
partenir à aucune association, pas nn'ine à l’État; car il ne peut y 
avoir aucune garantie d’uniformité dans un système où la volonté 
seule des créateurs de la monnaie peut en décréter l’augmentation 
ou la diminution. La banque peut réduire aujourd’hui la circulation 
aux limites les plus extrêmes; c’est un fait que ne nieront même 
pas ceux qui pensent avec les directeurs, qu’ils n’ont pas le pouvoir 
de multiplier à l’infini les signes monétaires, .le suis pleinement con- 
viptorieiisement que la suppression des billets d’une livre n’offre aucune sécu 
rité contre les swr-cmissions, les paniques, contre rien enfin, sinon contre une 
banqueroute universelle. 
» Ce fut cependant de la seconde mesure, celle autorisant l’établissement des 
joint-stock banks, qu’on attendait les plus grands avantages. Peut-être serait-ce 
une exagération que d’affirmer que ces espérances ont été complètement dé(*ues ; 
mais, si quelques attentes ont été réalisées, elles sont bien peu importantes. Il 
aurait été, eu effet, facile de prédire, à l’origine de cette institution, comme cela 
eut lieu, du reste, que le seul établissement des joint-stock banks ne fournirait 
aucun remède contre les maux primitivement inhérents à notre système finan 
cier. Une banque avec sept, soixante-dix ou sept cents associés peut n’être pas 
appelée à plus de crédit qu’une autre banque avec cinq ou six, et peut-être même 
à moins. La fortune des associés d’une banque privée peut excéder celle des asso 
ciés d’une vaste banque par actions; et il est probable que les opérations de la 
plus petite banque étant conduites par les intéressés eux mêmes, le seront plus 
prudemment et plus économiquement que celles d’une grande banque, qui doi 
vent nécessairement être confiées à des agents sur lesquels ne plane qu’un con 
trôle inefficace. On ne peut concevoir de plus grande erreur que celle qui décide 
que parce qu’une banque a un plus grand nombre d’associiis, elle est plus digne 
de la confiance publique. Celle ci devant dépendre de leur richesse et de leur in 
telligence, mais non de leur nombre : ce serait substituer la masse au mérité. La 
richesse seule ne peut suffire à mettre en rapport les émissions de papier avec les 
besoins. Leiijohit-stock banks demeurent aussi loin, et, si cela est possible, plus 
loin même de ce critérium que les banques privées. C’est, en effet, la plus gros 
sière des erreurs et des illusions, que de supposer qu’il est possible de faire dispa- 
I raître les fluctuations dans la masse et la valeur de la monnaie, par cela seul 
; qu’elle sera fournie par différents agents. Tant qu’un individu ou une réunion 
d’individus, quelque tarés qu’ils puissent être, jouiront du privilège royal d’émet 
tre du papier sans autorisation ni oWaeles, on verra cc papier s’accroître déme 
surément aux époques de confiance, et disparaître aussitôt que les prix et la con 
fiance s’ébranleront. Si l’on désire que le pays soit à jamais dévoré par une fièvre 
intermittente, et livré tantôt aux accès de sur-excitation, tantôt à un état d’atonie 
qui en est la suite inévitable, il n’est pas de meilleur moyen’à employer que notre 
système financier actuel. INlais nous pensons que le lecteur se joindra a nous, 
dans la pensée qu’une fièvre de cette nature est aussi fatale au corps politique 
qu'au corps physique; et que si l’on n’opère une cure radicale, elle paralysera et 
détruira le Mac (.uli.uch.
	        

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Oeuvres Complètes. Guillaumin, 1847.
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