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Oeuvres complètes

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Bibliographic data

fullscreen: Oeuvres complètes

Monograph

Identifikator:
836084659
URN:
urn:nbn:de:zbw-retromon-28892
Document type:
Monograph
Author:
Ricardo, David
Title:
Oeuvres complètes
Place of publication:
Paris
Publisher:
Guillaumin
Year of publication:
1847
Scope:
1 Online-Ressource (XLVIII, 752 S)
Collection:
Economics Books
Usage license:
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Contents

Table of contents

  • Oeuvres complètes
  • Title page
  • Contents

Full text

WMV 
NOTICK Sllll LA VIK ET LES ÉCH1TS 
Quoi qu’elle fasse, elle ne peut s’isoler du commerce : son portefeuille re- 
«iorpie de valeurs signées par des commerçants, l'es banquiers, des indus 
triels, et, en refusant de soutenir aujourd’hui ces débiteurs chancelants, 
elle les conduit à une insolvabilité flagrante. C’est une assez triste tactique, 
comme on voit, et la Banque ressemble trop, dans son égoïsme méticuleux, 
à un créancier qui n’aurait d’espoir que dans le travail de son débiteur 
mourant, et qui refuserait cependant de lui faire crédit des médicaments 
qui le doivent guérir. MM. Huskisson, Harmun et Baring (aujourd’hui 
lord Ashburton), pensèrent et agirent autrement en 1825. Réduits à un 
encaisse insignifiant et menacés de la voir s’épuiser au sein d’une cr.se 
redoutable, ils tentèrent une expérience hardie et qu’on pourrait appeler 
homœopathique. Ils corrigèrent, par une émission abondante, des émissions 
qu’on croyait exagérées : du 3 décembre au 31 décembre 1825, ils accruient 
de plus de 200,000,000 fr. la masse des billets en circulation, et le com 
merce, rassuré par ce coup d’audace, reprit son aplomb en quelques mois L 
Sans doute, il arrivera que des spéculateurs audacieux trouveront au 
près de certaines Banques imprudentes et avides le crédit nécessaire pour 
organiser des opérations effrénées ei se faire escompter, avec du papier hy 
pothétique, un avenir plus hypothétique encore. Nous \ unions même que 
le vertige saisisse quelques directeurs, comme il a saisi tant de naïfs et de 
roués dans l’affaire des mines du Mexique, des chemins de fer, des fonds 
publics ; mais cette effervescence, inséparable du début de toute doctrine, 
disparait des que les esprits ont appr.s à pénétrer les ressources, les mys 
tères des diverses industries. Et les Banques nous paraissent même être 
au premier rang des entreprises sur lestjuelles l’opinion publicpie peut 
exercer un c ntrôle efficace. Rien de plus irritable, de plus sensible, 
que le baromètre des affaires, toujours prêt à monter ou à descendre de 
vingt degrés au moindre souffle, et il n est pas douteux que les moin 
dres excès dans l’émission n’éveillent la méfiance et ne forcent les bureaux 
d’escompte à une grande prudence. La monnaie est une marchandise de 
consommation perpétuelle* chacun de nous fait,à cet égard, 1 office de con 
trôleur et de vérilicateur. Mais pour que ce contrôle soit serieux, pour que 
les porteurs de billets soient à même d’apprécier exactement la solvabilité 
des Banques, il faut que ces établissements se rapprochent d’eux par la 
dispersion dans les plus petites localités. Dans l’état actuel de ce qu’on 
I D’ailleurs, que fail la Banque aiix époques où le paiement des rentes publiques sou s 
Irait à la circulation d’énonnes masses de numéraire? Elle élargit, comme l’a fort bien 
remarqué Ricardo, le cadre de scs escomptes pour combler le vide qui s’est formé dans 
la circulation et pour maintenir rcqnilibre du système monétaire : en un mot, elle fal^ 
accidentellement ce que nous voudrions qu’elle fît toujours, et ce qu’elle ferait effective, 
ment si elle avait à lutter contre des concurrents habiles et alertes. Ne penl-on pus consi 
dérer, en elfct, les crises financières, comme des échéances solennelles, qui ciitraiiient les 
disettes, les faillites, les guerres et qu’on ne traverse qu’à condition d’accroitre le.- res 
sources du commerce et de l’industrie ?
	        

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Oeuvres Complètes. Guillaumin, 1847.
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