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Oeuvres complètes

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Bibliographic data

fullscreen: Oeuvres complètes

Monograph

Identifikator:
836084659
URN:
urn:nbn:de:zbw-retromon-28892
Document type:
Monograph
Author:
Ricardo, David
Title:
Oeuvres complètes
Place of publication:
Paris
Publisher:
Guillaumin
Year of publication:
1847
Scope:
1 Online-Ressource (XLVIII, 752 S)
Collection:
Economics Books
Usage license:
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Contents

Table of contents

  • Oeuvres complètes
  • Title page
  • Contents

Full text

CH. XXXll. — DE L’OPIMON DE M. MALTHUS SDK LA HENTtl, 377 
ment. Les rentes peuvent être plus basses dans un pays dont les terres 
sont extrêmement fertiles, que daus un autre où elles ne sont que 
d un rapport médiocre ; car la rente est en raison de la fertilité 
relative plutôt que de la fertilité absolue, en raison de la valeur des 
produits plutôt que de leur abondance. M. Maltbus dit que « la cause 
« qui fait que des choses nécessaires à la vie donnent un produit 
• net, tient plutôt à l’abondanco de ces denrées qu’à leur rareté , et 
• diffère essentiellement à la fois de l’élévation des prix occasionnée 
» par des monopoles artificiels et du haut prix de certains produits 
» naturels, autres que les subsistances, et que l’on peut nommer des 
" monopoles naturels et nécessaires. » 
N’arrive-t-il donc jamais que la fertilité de la terre et la richesse 
de ses produits diminuent sans diminuer nécessairement le produit 
net ou la rente? Si ce fait n’est pas sans exemple, la proposition de 
M. Maltbus prend donc un caractère trop absolu : car il parait avoir 
établi avec l’inflexibilité d’un principe, que la rente s’élève ou s’a- 
baisse toujours lorsque s’élève ou s’abaisse la fertilité de la terre. 
M. Maltlms aurait incontestablement raison, si la part du proprié 
taire se grossissait proportionnellement à l’aliondance croissante des 
récoltes sur tout domaine : mais c’est dans le contraire précisément 
qu II faut aller chercher la vérité. Lorsque les terres d’une fertilité 
supérieure sont seules livrées à la culture, la part du propriétaire, 
en quantité et en valeur, est à son minimum ; et c’est seulement lors 
que les [besoins d’une population croissante ont provoqué le défri 
chement des sols moins riches, qu’augmente progressivement cette 
part. 
Supposons que les nécessités de la situation fassent demander un 
million de quarters de blé, et que ce million soit récolté sur la su 
perficie de terrain actuellement cultivée; supposons encore que la fer 
tilité de ce territoire s’altère au point de ne plus donner que 900,000 
quarters : la demande restant toujours d’un million de quarters le 
prix du blé s élèverait, et on devancera ainsi le moment où l’on aurait 
défriché les terrains inférieurs, si la fertilité de l’ancien sol était 
restée la même. Mais c’est précisément l’indispensable, l’implacable 
nécessité du recours à des terrains moins riches qui crée et élève la 
rente, etjqui l’élève alors même que le blé reçu par le propriétaire se 
trouve réduit eu quantité, l^a rente, il faut bien se le rappeler, n’est 
pas en proportion de la fertilité absolue des terres cultivées, mais 
en proportion de leur fertilité relative. Toute cause qui fait affluer le 
capital sur un sol pauvre accroît la rente sur les (pialitcs supérieures.
	        

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Die Nationalökonomie in Frankreich. Verlag von Ferdinand Enke, 1910.
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