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Oeuvres complètes

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Bibliographic data

fullscreen: Oeuvres complètes

Monograph

Identifikator:
836084659
URN:
urn:nbn:de:zbw-retromon-28892
Document type:
Monograph
Author:
Ricardo, David
Title:
Oeuvres complètes
Place of publication:
Paris
Publisher:
Guillaumin
Year of publication:
1847
Scope:
1 Online-Ressource (XLVIII, 752 S)
Collection:
Economics Books
Usage license:
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Contents

Table of contents

  • Oeuvres complètes
  • Title page
  • Contents

Full text

RÉPONSE AUX OBSERVATIONS DE M. BOSANQUET. 477 
Si l’on se rattache à ces principes, il en résultera, je pense, que 
le change avec Paris fut favorable à l’Angleterre pendant une grande 
partie des années de 17G4‘ à 17fi8, et pendant toutes les autres pério 
des mentionnées par )!. Ilosanquet. 
Jene puis m’empècher d’étre saisi d’étonnement en pensant qu’un 
négociant anglais peut descendre à croire qu’on réalisera pendant 
quatre années de paix, toutes dépenses couvertes d’ailleurs, un bénéfice 
de 10 1/2 à 12 1/2 sur l’exportation de l’or de Hambourg à Paris. 
Qu’on sache bien que ce profit, multiplié par la promptitude des 
opérations, permettrait au spéculateur de réaliser plus de 100 
p. O/o par an sur le capital engagé, et cela, dans un commerce 
inondé par la concurrence et dont les plus légères oscillations sont 
surveillées par des hommes d’une subtilité proverbiale. Il appar 
tient, du reste, à des écrivains, pour qui les faits absorbent toute 
théorie, de ne point voir dans l’examen comparatif du change de 
Hambourg avec celui de Paris que ces cotes sont inexactes, que les 
faits y dilfcrent de la ré-alité. De tels penseurs peuvent diüicilement 
scruter des faits, ils sont crédules et fatalement crédules, car ils ne 
peuvent en appeler à aucun principe. Les deux séries de prétendus 
faits fournis par la cote de Hambourg d’un côté, et celle de Paris de 
l’autre, sont complètement faibles et sc contredisent mutuellement. 
Bien ne prouve d’une manière plus affligeante l’empire des pièges 
sur les esprits les plus éclairés que de voir op{M)ser de tels faits à une 
courante ne peut jamais avoir une valeur très-supérieure à la quantité de métal 
yu’elle se trouve contenir pour le moment. En France ce qu’on paie pour la 
fabrication, ajoute à la valeur de la monnaie ce que le travail ajoute à celui de la 
vaisselle. Par conséquent, une somme de monnaie française contenant un poids 
quelconque d’argent tin, a plus de valeur qu’une somme de monnaie anglaise 
d un poids égal en argent lin, et il faut plus de métal lingot ou plus de toute 
autre marchandise pour acheter la première monnaie. Ainsi, quand meme la 
monnaie courante de chacun de ces deux pays se trouverait approcher également 
des types de leurs circulations respectives, une somme de monnaie anglaise ne 
pourrait acheter une somme de monnaie française, riche du même nombre d’on 
ces d’argent fin, ni par conséquent une lettre de change de pareille somme sur 
la France. Si la somme payée en sus, pour.acheter cette lettre de change, n’était 
tout juste que ce qu’il faut pour compenser les frais de fabrication de la mon 
naie française, il se pourrait que le change réel fût au pair entre les deux nations 
et que leurs dettes et leurs créances se balançassent mutuellement, tandis que les 
cotes du change seraient considérablement en faveur de la France. Si cette 
quantité supplémentaire était moindre, il se pourrait que le change réel fût en 
faveur de l’Angleterre malgré les computations favorables a la France. {Riches 
ses des nations, — Livre II. — Chap. III.)
	        

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Oeuvres Complètes. Guillaumin, 1847.
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