Digitalisate EconBiz Logo Full screen
  • First image
  • Previous image
  • Next image
  • Last image
  • Show double pages
Use the mouse to select the image area you want to share.
Please select which information should be copied to the clipboard by clicking on the link:
  • Link to the viewer page with highlighted frame
  • Link to IIIF image fragment

La Hongrie de l'Adriatique au Danube

Access restriction


Copyright

The copyright and related rights status of this record has not been evaluated or is not clear. Please refer to the organization that has made the Item available for more information.

Bibliographic data

fullscreen: La Hongrie de l'Adriatique au Danube

Monograph

Identifikator:
844773522
URN:
urn:nbn:de:zbw-retromon-50582
Document type:
Monograph
Author:
Tissot, Victor http://d-nb.info/gnd/117628085
Title:
La Hongrie de l'Adriatique au Danube
Place of publication:
Paris
Publisher:
Plon
Year of publication:
1883
Scope:
1 Online-Ressource (412 S., [12] Bl.)
Collection:
Economics Books
Usage license:
Get license information via the feedback formular.

Chapter

Document type:
Monograph
Structure type:
Chapter
Title:
Chapitre XI
Collection:
Economics Books

Contents

Table of contents

  • La Hongrie de l'Adriatique au Danube
  • Title page
  • Chapitre Premier
  • Chapitre II
  • Chapitre III
  • Chapitre IV
  • Chapitre V
  • Chapitre VI
  • Chapitre VII
  • Chapitre VIII
  • Chapitre IX
  • Chapitre X
  • Chapitre XI
  • Chapitre XII
  • Chapitre XIII
  • Chapitre XIV
  • Chapitre XV
  • Chapitre XVI
  • Chapitre XVIII
  • Chapitre XVIIII
  • Chapitre XIX
  • Chapitre XX
  • Chapitre XXI
  • Chapitre XXII
  • Chapitre XXIII
  • Chapitre XXIV
  • Chapitre XXV
  • Chapitre XXVI
  • Chapitre XXVII
  • Chapitre XXVIII
  • Contents

Full text

170 
LA HONGRIE 
— Comment es-tu devenu bétyar? 
— On a voulu faire de moi un soldat. Moi, je n ai pas voulu. Alors on 
a envoyé les gendarmes pour me prendre. Je me suis sauvé. 
— Mais n’as-tu pas peur que les Pandours t’attrapent? 
— Non... Les Pandours sont trop poltrons. Ils arrivent toujours trop tard. 
Nous causâmes dix minutes ; je glissai un florin dans sa main ; il s’en alla 
enchanté de moi. 
Ils sont tous comme ça : bons diables quand on les reçoit amicalement, 
et qu’on ne les contrarie pas trop sur leur manière d envisager le « tien 
et le mien » . 
Ces chevaliers de grands chemins jouaient autrefois aux grands seigneurs. 
Ils étaient avec les dames d’une galanterie et d’une courtoisie exquises. 
Et cependant ils aimaient les plaisirs cruels, à la manière de tous les 
gens violents et despotiques. Une fois, dans une csarda, deux ingénieurs 
slovaques aux longues jambes tombèrent au milieu d’un repas de bandits. 
Ces messieurs étaient d’humeur facétieuse. Ils obligèrent les intrus à 
danser en chemise, toute la nuit, sur une table, tandis qu’eux buvaient et 
se pâmaient de rire. Mais quelques semaines après, par un singulier retour 
des choses d ici-bas, c étaient les jambes du chef de la bande qui gigotaient 
au vent. Ceux que les brigands hongrois se plaisaient particulièrement à 
tourmenter étaient les juifs et les prêtres, parce qu’ils sont riches. Il n était 
pas de supplice qu’ils n inventassent pour s’amuser de leurs plaintes, de 
leurs gémissements, de leurs contorsions et de leurs douleurs. Ils les 
rouaient de coups, ils les ferraient comme des chevaux, ils les liaient en 
croix, ils les suspendaient par les pieds à une branche d’arbre, ou les 
enterraient jusqu’au cou au bord des routes. Le célèbre Patko rencontra 
un jour un marchand Israélite qui se rendait au marché avec du miel. Il 
lui enleva ses vêtements, et, lui ayant enduit tout le corps de miel, il le 
roula dans de la plume, de sorte que l’infortuné ressemblait à un animal 
fabuleux. Quand il arriva aux portes de la ville, les femmes et les enfants 
s’enfuirent en hurlant, et tous les chiens se lancèrent à ses trousses. 
Le peuple, que ces grosses farces amusent et dont l’imagination épique 
idéalise la vie du brigand, ne dénonce jamais la présence d’un bétyar, et 
prend toujours parti pour lui contre le gendarme. Dans les longues veillées 
d’hiver, on ne raconte pas chez nous des contes de fées, comme en Alle 
magne, mais les exploits légendaires des Sobry, des Mylfait, des flap, des 
Julias, des flat ko et des llosza Sandor. Tous ces bétvars sont devenus des 
héros d’épopées populaires; et si Ton trouve un livre dans une maison de 
pavsans, c’est le récit de leurs hauts faits
	        

Download

Download

Here you will find download options and citation links to the record and current image.

Monograph

METS MARC XML Dublin Core RIS Mirador ALTO TEI Full text PDF EPUB DFG-Viewer Back to EconBiz
TOC

Chapter

PDF RIS

This page

PDF ALTO TEI Full text
Download

Image fragment

Link to the viewer page with highlighted frame Link to IIIF image fragment

Citation links

Citation links

Monograph

To quote this record the following variants are available:
URN:
Here you can copy a Goobi viewer own URL:

Chapter

To quote this structural element, the following variants are available:
Here you can copy a Goobi viewer own URL:

This page

To quote this image the following variants are available:
URN:
Here you can copy a Goobi viewer own URL:

Citation recommendation

La Hongrie de l’Adriatique Au Danube. Plon, 1883.
Please check the citation before using it.

Image manipulation tools

Tools not available

Share image region

Use the mouse to select the image area you want to share.
Please select which information should be copied to the clipboard by clicking on the link:
  • Link to the viewer page with highlighted frame
  • Link to IIIF image fragment

Contact

Have you found an error? Do you have any suggestions for making our service even better or any other questions about this page? Please write to us and we'll make sure we get back to you.

How many grams is a kilogram?:

I hereby confirm the use of my personal data within the context of the enquiry made.