CONDITIONS DE LA VIE
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En Haute-Franconie les' conditions d’existence de
1 ouvrier sont plutôt plus précaires qu’en Souabe. Nous
av °ns vu que les logements se composent en majeure
partie de deux pièces avec mansardes et que l’une des
pièces tient, souvent aussi, lieu de cuisine. La consom
mation de la viande de cheval y est assez notable, parmi
íes ouvriers, le prix en étant environ le tiers de celui
de la viande de bœuf ; en effet, le prix de la viande
de bœuf est d’environ 1 fr. 60 à 1 fr. 70 le kilo ; la viande
de porc de 1 fr. 70 à 1 fr. 80 le kilo ; tandis que la viande
de cheval ne coûte que 62 à 65 centimes.
La farine de froment vaut de 49 à 51 centimes le kilo
au détail et de 46 à 47 centimes en gros ; la farine de
se ¡gle, environ 30 centimes, au détail.
L’ouvrier qui achète ses pommes de terre au détail,
íes paie de 9 fr. à 9 fr. 50 les cent kilos ; mais le prix de
gros était entre 7 fr. 50 et 8 francs, entre 1903 et 1905.
Les ouvriers célibataires prennent leur repas là où ils
logent habituellement, et ils paient de 5 marks 50 à
k marks de pension et logis par semaine, soit, de
d fr. 80 à 10 francs, dont de 1 fr. 40 à 2 fr. 50 pour le
lo gis, et de 5 fr. 60 à 7 fr. 40 pour la nourriture.
Les ouvrières paient couramment 1 mark, 1 fr. 24,
Par semaine, de moins que les jeunes gens. En somme,
en moyenne, le prix d’un jour de pension avec logement
revient à 1 fr. 30 par jour, en Haute-Franconie.
La tendance à prendre des pensionnaires, de la part
de familles ne disposant que de logements déjà à peine
suffisants pour elles-mêmes, devenant de plus en plus
i°rle, les municipalités prirent un arrêté fixant à dix
metres-cubes le minimum de volume d’air des chambres
a coucher, par personne âgée de plus de 14 ans, et cinq
mètres cubes par occupant âgé de moins de 14 ans.
Lisons encore qu’en Haute-Franconie,outre lescaisses