LA CONCENTRATION INDUSTRIELLE
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(Ce total que je cite d’après le recensement n'est
pas tout-à-fait exact ; si on additionne les colonnes
on n’obtient que 6 entreprises occupant 10.593 ouvriers
11 est probable qu’à l’impression une ligne a été omise).
En somme, 04 ouvriers, c'est-à-dire environ un
dixième (9.56 p c.) de l'ensemble de la population
ouvrière travaillent dans 4i entreprises, qui en occupent
chacune plus de 1000.
Une autre forme de la grande industrie comprend
les firmes industrielles qui exploitent des entreprises
non contiguës, c’est-à-dire situées soit à des endroits
différents d’une même localité, soit dans des localités
différentes du pays. On compte ainsi 509 firmes qui
occupent ensemble 180.449 ouvriers. 92 firmes ont
sous leur dépendance respective plus de 500 ouvriers,
répartis entre deux ou plusieurs établissements. 59 en
occupent plus de 1000 ; 19 plus de 2000 ; 6 plus de
3000. Dans l’ensemble des 59 firmes, occupant plus de
1000 ouvriers, il y a n~.53o ouvriers occupés, soit
près du cinquième du total général de la imputation
ouvrière. La plus forte population ouvrière occupée
par une meme firme s’élève à 8068 ouvriers. (Recense
ment industriel 1896, volume XVIII, p. 171).
Si la statistique nous fournissait des données pour
des firmes exploitant des entreprises non contiguës,
non seulement dans le pays mais aussi à l’étranger,
(comme le fait, par exemple, la Vieille Montagne) nous
arriverions à des chiffres encore plus élevés.
La puissance du mouvement de concentration res
sort donc à toute évidence des chiffres que nous