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La foule des personnes à l’affût de spéculations
les suivit, et comme le nouveau marché se trouvait
comme le premier en plein air, il était bien difficile
d’exercer un contrôle efficace sur les affaires qui s’y
traitaient.
Le nombre toujours croissant des gens sans aveu
qui fréquentaient ce marché, et dont les agissements
n’étaient pas toujours scrupuleux, contribua à jeter un
discrédit sur ces réunions.
L’opinion publique s’en émut et une pétition fut présentée
au parlement, lui demandant une loi interdisant
les opérations à terme ; mais le moment était bien mal
choisi et le gouvernement ne pouvait guère se prononcer
contre la spéculation qu’il encourageait lui-même, sous
forme de loteries ou autres combinaisons calculées pour
lui rapporter de l’argent.
C’est alors que les principaux négociants sentirent
la nécessité de s’isoler et de choisir un local fermé où
ils pourraient traiter leurs affaires dans des conditions
offrant plus de garanties.
Le montant payé pour l’admission était au début à
peu près nominal, mais les affaires traitées devenant de
plus en plus importantes, il se forma un comité pour
réunir des souscriptions à l’effet de construire un local
spécial où se tiendraient les réunions.
L’objet du comité était tout à la fois de simplifier
l’expédition des affaires, d’éliminer les spéculateurs
douteux, et par des règlements inflexibles de ramener
la confiance du public et d’assurer la bonne foi dans
les transactions.
L’admission dans cette nouvelle institution devint