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En effet, clans les pays où le numéraire est peu
abondant, ou qui traversent une crise, comme la République
Argentine, le Portugal, l’Espagne, le Brésil,
la dépréciation du change, amenée par des circonstances
différentes, a une influence très grande sur la tenue des
titres, ainsi que nous le verrons plus loin.
La rivalité commerciale entre les différentes nations
devient de plus en plus grande, et les évènements
ont fait perdre, à certains principes, un peu de leur
valeur.
C’est ainsi qu’une campagne est ouverte en ce
moment, en Angleterre, contre le libre échange, en
faveur d’un système de protection pour certains produits.
Sans vouloir prendre parti pour l’un ou pour l’autre
de ces principes, il n’est pas sans intérêt de faire ressortir
les liens étroits qui existent entre le change et les opérations
de bourse, car c’est là un facteur qu’on a peut-être
trop négligé.
Un des reproches qu’on adresse en effet au système
du libre échange est de ne pas assez tenir compte
du mouvement considérable, à l’importation comme à
l’exportation, des titres et valeurs, et de trop affirmer
que, dans toutes les transactions entre nations, les
marchandises doivent se régler, par-dessus tout, en
marchandises.
Il ne faudrait cependant pas croire que ce que le sol
d’un pays donne, ou ce que l’effort de ses industriels crée,
soient les seuls produits susceptibles d’être exportés.
L’activité de ses financiers, en mettant en exploitation
des domaines situés souvent à l’autre extrémité du