auquel elle achète l’or en barres, £2 17 s. 9d. par once,
est invariable, elle n’a donc d’autre ressource que
d’élever ou d’abaisser son taux officiel suivant qu’elle
a un déficit ou un surplus de métal précieux.
Comme on le voit, le change et le taux officiel de
la Banque d’Angleterre sont étroitement liés, et en
suivant de près le cours des changes, on peut arriver à
se faire une idée de la tendance du taux officiel et
réciproquement.
Il en résulte qu’en temps de crise le taux officiel
devra monter, tandis qu’en temps ordinaire il restera à
un niveau normal et présentera peu de variations importantes.
Examinons maintenant comment le change sera
affecté par le mouvement commercial entre les deux
pays.
Si la balance des paiements est en faveur de Paris,
c’est-à-dire si l’Angleterre a à remettre à la France
plus qu’elle n’a à en recevoir, il est évident que le
change devra baisser comme conséquence.
En effet, le papier de commerce payable à Paris
sera très recherché et le négociant anglais qui aura à
faire un paiement à Paris n’hésitera pas à payer
davantage pour cette accommodation, c’est-à-dire qu’il
acceptera volontiers un cours inférieur à la parité de
25.22 plutôt que d’avoir à supporter les frais d’une
remise en numéraire.
Si, au contraire, la balance des paiements est en
faveur de Londres, c’est-à-dire si la France doit à
l’Angleterre, le change devra monter nécessairement et
la livre sterling sera cotée à un cours supérieur à 25.22.