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inconvénient, le donner en reports à un taux qui sera
souvent plus rémunérateur.
Que fera le banquier ? Au moment de la liquidation
il s’adressera à un courtier et lui prêtera les ,£10,000 au
taux courant du marché, 2f °/„ par exemple, et recevra
en garantie un certain nombre de titres, disons d’Egypte
U nifiée.
Le client, voulant vérifier que le taux de 2f qui
lui a été appliqué a bien été coté, ouvrira les journaux
financiers et verra que des reports se sont faits à 4 % sur
l’Egypte Unifiée. Il s’étonnera de la différence entre
ce cours et celui que son banquier lui a indiqué, puisque
le gage est le même, et reprochera à ce dernier de ne
pas avoir soigné ses intérêts.
Ainsi que nous allons le voir en examinant la différence
qui existe entre les deux genres d’opérations, la
plainte n’est pas fondée.
Si nous trouvons, en effet, que le report de l’Egypte
Unifiée s’est fait au Stock Exchange à 4 °/„, cela veut
dire que les haussiers ont dû payer ce taux pour se faire
reporter. La personne qui fait un report directement
continue donc, moyennant 4 °/ 0 , la position d’un haussier.
Elle paie la somme que ce dernier n’est pas en mesure
de verser, lève les titres et devra les rendre à la fin de
la quinzaine contre remboursement de la somme déboursée
plus le montant du report. Le report se fait
donc sans marge, et si les titres viennent à baisser, le
prêteur ne sera pas en droit de réclamer une couverture
puisqu’il n'a fait que se mettre, pendant une liquidation,
en lieu et place du haussier. On comprendra que ces
opérations comportent un certain risque, et que le taux