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doit être en rapport avec la nature du titre reporté et
le degré de solvabilité de l’emprunteur.
Dans le cas de sommes données en report par
l’intermédiaire d’un banquier, les risques sont réduits à
leur minimum, et si l’on s’adresse à une bonne maison,
n’existent pas. En effet, le banquier, en échange du
prêt des ,£10,000, recevra un certain nombre de titres
et demandera une marge de 10 à 20 °/°, suivant le cas,
entre le montant de l’emprunt et la valeur réelle du
nantissement. Il veillera à ce que cette marge soit
toujours maintenue pendant tout le temps de la liquidation,
et si une baisse venait à se produire, il aura le
droit de réclamer, à toute époque, un supplément de
couverture. Ce supplément de couverture pourra consister
en un dépôt de titres semblables ou d’autres valeurs
acceptées par le banquier.
L’emprunteur se réserve le droit d’échanger son
gage, de sorte que les titres d’Egypte Unifiée qu’il a
déposés au début pourront, dans le cours de la liquidation,
être remplacés par de l’Espagnol, par exemple, le
rôle du banquier se bornant à contrôler que la valeur
des titres est la même et que la marge est bien maintenue
dans tous les cas. Ainsi qu’on le voit le banquier prend
tous les risques à sa charge et est responsable envers
son client de la bonne fin de l’opération. Cette transaction
n’est donc pas à proprement parler un report, mais
rentre plutôt dans la catégorie des prêts sur titres.
On comprendra que dans ces conditions le taux
obtenu, qui est soumis aux variations du taux officiel
et qui dépend de l’abondance ou de la pénurie de
l’argent sur le marché, doit différer du taux pratiqué