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lion de marchandises étrangères, n’ayant dans au
cune mesure acquitté les taxes d’entrée. Quoi qu’il
en fût, les premières représenlalions faites de ce
chef par le Wurtemberg furent très-mal accueillies
par le gouvernement saxon, qui mit d’ailleurs la plus
grande tiédeur à réprimer les écarts signalés, et qui,
par son altitude, loin d’assoupir, entretint au con
traire l’irritation des cabinets méridionaux et leur
résolution de donner à celle affaire la suite qu’elle
comportait. La Prusse de son côté chercha h inter
venir comme médiatrice, portée qu elle était à ce
rôle tant par sa sollicitude quelque peu rigide pour
l’observation des lois douanières que par la circon
stance, que bon nombre des plus importantes mai
sons de commerce de Berlin étaient impliquées dans
les abus en question ; mais, tandis qu’elle voulait
sérieusement le redressement de ces abus, le cabi
net de Dresde ne songeait qu’à éluder toute expli
cation, et pour cela qu’à retarder l’ouverture du
congrès, qui au lieu de se réunir à Darmstadt dès
le 1=' juin, n’y entra eifectivemeut en séance qu’à
partir du 15 septembre.
Or, malgré qu’il eût été convenu, qu’on limite
rait le champ de ces nouvelles conférences, de nom
breuses propositions arrivèrent de tous côtés ; il est
vrai, que comme précédemment, on ne parvint à
se mettre d’accord que sur un petit nombre d’entre
elles. Une certaine tension s’était dès le début ma
nifestée notamment dans les rapports entre les char-