PÉRIODE DE 1854 A 1865. 381
mière et le produit mettait le quintal de betteraves
à 3 gros au lieu de 1 gros et demi. Que si l’annexe
du pacte d’avril 1853 précise uniquement le droit
à acquitter d’après le quintal de matière première,
en laissant pour la première fois de côté une indi
cation correspondant au quintal de sucre de bette-
1 aves bi ut, cette nouveauté s explique par la convic
tion à laquelle on était parvenu, que le rapport
jusque-là accrédité de 20 quintaux de betteraves
a I quintal de sucre brut avait perdu sa raison d’ê
tre.
La taxe de 6 gros d’argent par quintal de bette
raves en nature fut maintenue d’ailleurs pour la
période nouvelle de 1855 à 1857. Dans celte der
nière année 1857, la Prusse fit savoir à ses associés,
<|iie, si les perceptions du bureau central autorisaient
à compter sur des résultats qui exclueraient, de par
le pacte, la nécessité d’une aggravation de la taxe
pour la procliaiue période, on était cependant dans
<les conditions à prendre ce parti, be 1847 à 1857
la production du sucre de betteraves s'était en effet
élevée de 375,000 à 1,823,000 quintaux ou plutôt
- s, I on veut faire état du rapport, réalisé par les
progiès delà fabrication, de 12 quintaux 1/2 de
betteraves à 1 quintal de sucre — à 2,167,720 qiiiii-
taux, qui représentaient déjà au triple les quantités
de sucre colonial importé. Or, comme d’après la pro
portion mentionnée, le quintal de sucre de bette
raves ne supportait qu’une taxe de 2 thalers, 15 gros.