D'ECONOMIE : POLITIQUE
tionnelle, pour attester que le lingot pése bien le
poids indiqué. Et ceux qui contrefont cette si
gnature, c’est-a-dire les faux-monnayeurs, sont pu-
nis des peines les plus séveres; au Moyen-Age ils
étaient jetés dans une cuve d’huile bouillante. Ces
abominables sanctions avaient pour excuse la néces-
sité de donner au public toute confiance dans cette
signature de I'Etat marqué sur le lingot.
C’est seulement depuis apparition de la mon-
naie qu'on a pu mesurer la valeur de toute mar-
chandise et aussi la valeur des services de chacun.
Quand nous voyons dans la Bible qu’Abraham
ou Job étaient tres riches, qu’ils avaient de grands
troupeaux et beaucoup de serviteurs, cela ne nous
dit pas grand chose sur leur fortune. Tandis qu’au-
jourd’hui, nous savons, a un centime prés, quelle
est la fortune exacte de n’importe quel citoyen. Le
fisc le sait aussi! et c’est bien heureux pour lui, car
que ferait-il s'il n’avait pas un instrument de préci-
sion lui permettant de faire ses calculs d’imp6t sur
le revenu. Et ce n’est pas seulement pour le fisc que
ce mesurage est indispensable, c'est aussi pour qui-
conque est « dans les affaires ». Que fait le mar-
chand? Il calcule sur son livre le prix d’achat de