CONDITIONS DE LA VIE
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chambres et une cuisine, avec cave, grenier, hangar et
un petit jardin, dans des maisons comprenant soit deux,
soit quatre logements ayant chacun son entrée particu
lière, et bâties très récemment, se louent 80 marks, soit
100 francs par an. C’est petit, mais bien et pratiquement
construit. La concurrence les traite de « boîtes d’allu-
oietles »; mais les occupants déclarent s’y trouver par-
taitemenl bien et en être enchantés à tous points de
Vu e, et c’est certainement là une condition essentielle
remplie.
Evidemment, les établissements mettent beaucoup de
bonne volonté dans cette question d habitation. Il estasses
généralement admis comme base, que les loyers payés
P ar les locataires représentent l’intérêt de 2 à 3 1/2 %>
( l e la somme affectée à la construction ; dans certains
cas . les 2 ne sont pas même atteints. Mais on atteint,.
aux points de vue moralité, sobriété, hygiène, satisfaction,
r epétons-le, des résultats qui pour ne pas figurer sur les
livres, n’en sont pas moins effectifs et très importants.
Trois établissements cotonniers, en Souabe, donnent
a leurs ouvriers, le logement gratuit.
En Haute-Franconie, à Hof, les logements n’ont très
souvent que deux pièces dont l’une sert aussi de cui-
Sln e ; ces deux pièces, avec deux mansardes et cave se
louent entre 90 et 100 marks par an, soit de 112 à 125
bancs. Les mêmes prix sont pratiqués dans les maisons
( le famille des établissements de Bayreuth, Bamberg, etc.
bien entendu, les logements équivalents, en ville, sont
^Uniment plus chers et moins agréables et hygiéniques.
es t ainsi que dans ces villes, une seule chambre se loue
^ u H0 marks, soit 87 à 136 francs; une chambre et un
Ca binet de 100 à 170 marks, soit de 124 à 210 francs.
Les ouvriers non mariés se mettent en pension dans
( es familles. Les locataires des maisons ouvrières des