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LE PÉROU ÉCONOMIQUE
destinés à desservir des régions riches en gisements de
toute nature, a occasionné, à l’heure où nous écrivons,
une certaine fièvre minière qui se révèle par différentes
combinaisons financières opérées par nombre de capita
listes américains et anglais, et la formation de diverses
compagnies qui se sont constituées avec un capital total
de 1.252.000 livres, dans le but d’exploiter des gisements
miniers.
III. — On cite la The Peruvian mining, Smelting
and refining Cy, fondée au capital de 1 million de livres.
Le The exploration syndicate, fondé au capital de
120.000 livres. La The Humbolds Golds placers Cy,
avec 20.000 livres. La The American Vanadium Cy,
avec 12.000 livres, et la société française dite Société des
minesde TucoCheyna, formée au capital de 100.000 livres.
Nos capitalistes se montreraient-ils aussi entreprenants
que les Américains, les Anglais et les Allemands ? (1)
IV. — D’après un tableau officiel, il y aurait au Pérou,
enregistrées légalement : 1.300 mines d’or; 2.400 mines
d’argent ; 1.022 mines de cuivre argentifère ; 355 mines de
plomb cuprifère ; 360 mines de cuivre ; 85 mines de ci
nabre; 45 mines de fer; 12 mines d’antimoine ; 200 mines
de soufre ; 700 mines de houille ; 350 puits de pétrole ;
45 mines de sel, etc., etc. Enfin, au commencement de 1907,
le total des gisements miniers dénoncés s’élevait à 9.500.
Nous n’avons pas encore les chiffres pour 1907, mais il est
certain que ce total a considérablement augmenté. Il ne
faut pas perdre de vue que ce ne sont là que des chiffres et
que, même exacts, ce qui n’a rien d’extraordinaire, il y a
à peine le tiers de ces gisements qui soient exploités et
qui paient à l’État l’impôt semestriel de 15 soles, faute
(1) D’autres compagnies, dont nous n’avons pas encore les noms,
viennent de se constituer tout récemment.