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des derniers bilans que toute Société doit publier aux
Etats-Unis.
Le montant du crédit pouvant être accordé est facteur de
ces deux appréciations et de tableaux fournis par les Compa-
gnies, indiquant les chiffres exacts qui ne peuvent être
dépassés en raison de ces appréciations.
Il suffit donc à un assuré de consulter ces registres pour
savoir jusqu’à concurrence de quel montant il est couvert à
’égard d’un client déterminé.
L’expérience des Compagnies d’assurances-crédit dans les
dernières années révèle la valeur de ces cotes.
Classe Classe
élevée inférieure
de crédit de crédit
\nnées
Total
1919...
(920...
FOUL, 2 5x à
La. Luna à
1993.
# %
2,4 27.6
6.7 93.3
7,2 92.8
4.9 95.1
4.5 954
%
100
100
100
100
100
Les Compagnies américaines qui assument le risque insol-
vabilité fonctionnent donc sur des bases scientifiques. Elles ont
eu des crises très graves, telles qu’en 1921, sans trop souffrir,
tout en apportant une aide inestimable aux firmes assurées,
«eur évitant des pertes susceptibles d’affecter leur solvabilité.
Les Compagnies, dont la National Surety C° et l’American
indemnity C° encaissent chaque année un montant considéra-
ble de primes (2 millions de dollars pour la National Surety
C°), paient des indemnités importantes, comme nous l’avons
vu, et malgré cela parviennent à se constituer des réservès
unportantes en prévision des crises, ,
C’est cette expérience, ce sont les expériences anglaise, alle-
mande, qui ont donné naissance, il faut le reconnaître, à
l’assurance-crédit ‘en France.
Cette assurance répondait à un besoin et le besoin a créé
l’organe.
Le risque insolvabilité n’est plus, en effet, ce qu’il était avant
la guerre.
Au lendemain de la guerre, une hausse toujours grandissante
de la matière première, des salaires, sans hausse proportion-
nelle du capital dans les entreprises, se manifeste. impliquant
une gêne dans la trésoterie des sociétés.