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L’INDUSTRIE COTONNIÈRE EN ALLEMAGNE
pendant 13 semaines, les soins du médecin et la moitié
des dépenses nécessitées par les médicaments; si des
appareils tels que bandages, lunettes, etc., sont néces
saires, la Caisse en paie les 2/3. Dans le cas où le trans
port à l’hospice du malade est nécessaire, la Caisse paie
les 2/3 des irais de traitement.
Caisse de secours. Elle possède 93.500 fr., produit de
dons divers faits par des membres de la famille à laquelle
appartient l’établissement. Les intérêts de cette somme
servent à secourir les familles nécessiteuses, celles char
gées d’enfants ou dont la maladie ou un accident a di
minué les ressources.
La Caisse d'épargne est très suivie. Les dépôts com
mencent avec une somme minimum de 31 centimes 1/4
par semaine, le maximum hebdomadaire est de 3 fr. 75
et les sommes versées ne peuvent être que des multiples
de 31 centimes 1/4 (25 pfennigs). Ainsi que nous l’avons
vu, jusqu’à 1.875 fr. de dépôt, la fabrique paie 6 % d’in
térêts; au delà, 5 % l’an et à partir du M du mois qui
suit le versement, les intérêts sont ajoutés au 31 dé
cembre.
Pour favoriser l’épargne, la fabrique ajoute une
prime aux versements réguliers. Ainsi, à quiconque s’en
gage à verser 31 centimes 1/4 par semaine, la fabrique
inscrit un supplément — unique naturellement — de
12 fr. 50, lorsque la somme de 31 fr. 25 a été atteinte ;
ce supplément est de 18 fr. 75 pour ceux qui versent
62centimes 1/2 par semaine, après dépôt de 62 ir. 50, etc.;
enfin, ces primes supplémentaires sont de 50 fr., après
cent versements hebdomadaires de 3 fr. 75. Tout ouvrier
qui quitte ou est renvoyé dans l’intervalle des 100 pre
miers versements, perd son droit à cette prime, et celle-
ci est alors versée à la Caisse de secours.
On comprend que dans ces conditions, l’épargne ne