^4 L ALLEMAGNE ÉCONOMIQUE.
été réduits, fit défaut, et l’importation se concentra
de plus en plus sur les lumps, que la convention
avait tout particulièrement favorisés. 11 apparut
également, que l’exportation en Hollande de ceux
des produits du Zollverein, en faveur desquels avait
été stipulée la diminution des droits d entrée dans
ce pays, ne prenait aucune extension nouvelle. Aussi,
les doléances se multipliant à l’infini, force fut
aux gouvernements alliés, qui en apprécièrent d’ail
leurs la justesse, de faire à sa première étape la dé
nonciation de l’acte qui les avait provoquées.
Après cette expérience, il ne restait plus au
Zollverein, qu’à arrêter la taxation intérieure du su
cre de betteraves ainsi que ses rapports vis-à-vis du
sucre des colonies, et c’est à quoi il s’employa en
core en 1841 à l’occasion du renouvellement des
traités d’association.
Parmi les traités de commerce et de navigation
qui suivirent celui dont nous venons de nous occu
per et qui furent conclus avec la Porte Ottomane, la
Grèce et l’Angleterre, il n’y a guère que le dernier
qui présente un intérêt historique un peu considéra
ble. Point n’est nécessaire de rappeler comme étant
aénéralement connue la législation antérieure des
Anglais concernant les douanes et la navigation.
Elle reposait sur un système douanier prohibitif et
protectionniste, qui repoussait presque tout trafic
étranger, du moment où il n’était pas mené avec
leurs propres produits ou sur leurs propies vais-