NOUVEL ORDRE JURIDIQUE
1 4i
moins éclairée, demandait, à la fin du X\ III e siècle
aux Pays-Bas comme en France, l’abolition des com
munautés d'artisans.
Il est donc inexact, comme le prétend\ andeuyelde,que
« ni l'opinion populaire, ni les nécessités de l'évolution
industrielle, ni le mouvement des idées scientifiques
ue réclamaient la suppression des corporations » et que
<c c'est sur ce sol ingrat que passèrent les héroïques
semeurs d'idées qui s’en allaient à travers le vieux
monde et le réveillaient en chantant la Marseillaise » (i).
Ce tableau ne répond pas à la réalité. La Révolu
tion française, comme le dit justement Crutzen, « n a
fait que donner le coup de grâce à une institution ex
pirante. Les métiers portaient en eux-mêmes les ger
mes des maux auxquels ils devaient tôt ou tard suc
comber » (2). Le droit nouveau en proclamant la liberté
du travail enleva les obstacles juridiques qui jus
qu'alors entravaient l’évolution de l’entreprise capita
liste. Rien ne s’opposait plus à son développement.
(1 ) Emile Vanderveide. Institutions patronales. Rapport à l’Exposition
universelle de Paris 1889. Bruxelles, 1889, p. 9.
(2) Crutzen. s. c. p. H.